C'est quand même incroyable le nombre de femmes de mon entourage qui doivent soigner un cancer du sein! Je ne sais si ce nombre est en réelle augmentation (une des conséquences indirectes du fameux nuage de Tchernobyl, qui n'aurait pas respecté les frontières géo-politiques pour la gent féminine seulement???) ou si c'est le fait de la prévention et du meilleur suivi médical qui permet d'en diagnostiquer plus dans les temps possibles d'une guérison, mais il est indéniable que tout le monde connait dans sa sphére familiale, amicale, ou professionnelle quelqu'une qui aura été touchée par cette maladie. Encore aujourd'hui, je viens d'apprendre que la soeur d'une de mes amies venait d'être opérée en urgence, et cette même amie a su qu'une de ses collègues de bureau devait aussi subir rapidement une intervention pour le même problème. Pour être passée par là moi aussi, je sais que, détecté au tout début et bien traité, il vous laisse la vie sauve; bien sur, au prix d'un traitement long et pénible, d'opérations complémentaires et de séquelles irréversibles. Mais, toujours l' histoire du verre, mieux vaut être moins "potente" que plus "potente du tout!
J'ai connu pourtant il y a de nombreuses années une très belle jeune femme, à la plastique parfaite, aux proportions d'enseigne de chirurgien esthétique, qui a refusé de soigner un cancer plutôt que d'atteindre à son intégrité physique. Elle n'a pas survécu à l'absence de tout soin, évidemment, mais elle est resté identique à ce qu'elle était jusqu'au bout de sa trop courte vie.
C'était son choix, fait en toute connaissance de cause et dans le respect de son libre-arbitre.
Et pourquoi non?
vendredi 31 octobre 2008
jeudi 30 octobre 2008
Communiqué syndical
28/08 De V. à B.
Les négociations entre la déléguée syndicale et le représentant du patronat ont bien avancé lors de la table ronde du mercredi 27/08 Il semblerait que la demande de considération du travail du service courrier soit acquise. Néanmoins, l'augmentation de 3,5 cigarettes est encore à débattre, le patronat ayant tendance à piocher dans le paquet des travailleurs.D'autre part, l'exil du petit peuple sur une banquette de fortune pendant que la France d'en haut se prélasse dans un lit est absolument à reconsidérer sur les points suivants:
- fait froid
- carence affective
- privation du droit au(x) câlin(s) supplémentaire(s)
La déléguée affirme que le délégué patronal est de bonne composition (sans précisions sur le sens attribué à l'expression) et que la poursuite des négociation devrait être positive. Suite des informations dans un communiqué ultérieur.
Les négociations entre la déléguée syndicale et le représentant du patronat ont bien avancé lors de la table ronde du mercredi 27/08 Il semblerait que la demande de considération du travail du service courrier soit acquise. Néanmoins, l'augmentation de 3,5 cigarettes est encore à débattre, le patronat ayant tendance à piocher dans le paquet des travailleurs.D'autre part, l'exil du petit peuple sur une banquette de fortune pendant que la France d'en haut se prélasse dans un lit est absolument à reconsidérer sur les points suivants:
- fait froid
- carence affective
- privation du droit au(x) câlin(s) supplémentaire(s)
La déléguée affirme que le délégué patronal est de bonne composition (sans précisions sur le sens attribué à l'expression) et que la poursuite des négociation devrait être positive. Suite des informations dans un communiqué ultérieur.
mercredi 29 octobre 2008
Chapitre 6
Chose promise, chose due, je vais vous parler de la mère de Loula.
Je dois d’abord vous donner quelques précisions sur les usages de ce matriarcat
et le problème du nom de famille à l’état-civil..
La famille grecque des Galanis est celle des femmes, vous l’aviez compris.
Il n’existait pas encore à l’époque la possibilité de donner à l’enfant soit le nom du père,
soit celui de la mère. Il fallait donc privilégier la pérennité du nom.
Il était donc d’usage qu’une fille se sacrifie au mariage, à condition d’arborer les deux noms sur sa carte de visite; Ainsi la grand-mère de Loula se présentait toujours comme Kate-Irène Parapos née Galanis, et sa fille comme Jane-Hélène Martinot-Galanis.
La sœur de Kate-Irène avait pu rester célibataire et pouvait donc se prévaloir d’un
Emmy- Philomène Galanis sans tache.
Deux filles étaient nées de l’union Parapos-Galanis : l’aînée, Lauryn-Alexane aurait logiquement du être celle qui engendrerait la descendance. Mais une impossibilité physiologique ne lui permit pas d’être mère. Elle avait bien épousé un procréateur mais aucune grossesse ne put arriver à son terme. On découvrit des années plus tard, alors qu’un énorme kyste utérin nécessitait une opération d’urgence, qu’un « jumeau » non- développé avait laissé dans son ventre un agglomérat de dents et cheveux ! Il fut bien entendu que seul un mâle aurait pu décider de ne pas naître dans une famille où il n’aurait pas été le bienvenu, tout en pourrissant l
a vie d’une femme… Lauryn- Alexane n’eut pas à quitter son mari, qui eut la courtoisie de décéder discrètement, pendant son sommeil, et lui permit ainsi de se présenter comme Galanis, veuve Dorneau.
Il incomba alors à Jane-Hélène de remplir la mission familiale.
Cela n’arrangeait pas du tout ses affaires, car elle avait depuis longtemps le désir d’entrer dans les ordres pour pouvoir en donner. Elle avait été fascinée très tôt par la formidable puissance de l’Eglise catholique (les Galanis n’était pas d’obédience copte mais catholiques romains), et si les femmes ne pouvaient encore dire la messe et administrer les sacrements, il restait quand même la possibilité à une femme intelligente et ambitieuse de faire carrière. Elle avait donc entrepris des études de théologie en ce sens. Hélas, le devoir familial brisa à jamais ses rêves de gloire religieuse.
Elle épousa donc le mari que sa mère lui avait dégotté, et accomplit le devoir conjugal.
( Elle trouva d’ailleurs, à sa grande surprise et à sa plus grande honte, du plaisir à cela).
Etant au mieux avec les instances divines, elle avait pris la précaution d’accomplir force pélerinages et dit mult prières pour qu’une fille lui soit donnée du premier coup, si je puis m’exprimer ainsi, car il était hors de question pour elle de tenter plus d’une fois la chance !
Et c’est ainsi que Mary-Sophie Dalbert-Galanis, notre future Loula, vint au monde.
Mais les sentiments maternels de Jane-Hélène à l’égard de sa fille furent de ce jour très ambigus : un mélange complexe d’amour et de rejet. Vous comprenez que cette enfant incarnait à la fois les rêves déçus de sa mère et l’accomplissement du devoir, la fin d’une ambition et le respect d’une tradition sacrée, la joie d’avoir une fille qui pourra à son tour suivre la tradition familiale mais devra aussi sacrifier sa vie personnelle. Sans compter que cette petite était l'incarnation vivante du péché de chair, qui n'en est pas un dans les liens sacrés du mariage, à condition de ne pas l'accompagner d'une jouissance féminine pernicieuse et diabolique.
La tradition biblique faisait porter le poids du péché originel sur les rondes épaules tentatrices de la femme, et l'Eglise lui réservait depuis les seules douleurs de l'enfantement sans lui autoriser le plaisir qui devait normalement précéder celles-ci de neuf mois.
Croyez-moi, je n’avance pas ces dires sans preuves. J’ai eu l’occasion de me documenter
sur les préceptes religieux en matière de sexe et j’ai pu consulter un manuel d’éducation morale
et sexuelle, en usage auprès des parents catholiques modernistes qui ne refusaient pas de parler de « la chose ». Et bien, à la description physique des organes, il manquait le clitoris qui était rayé purement et simplement de la carte géographique féminine. Logique, ce n’est pas un organe reproducteur, me rétorquerait un jésuite retors. Et il n’aurait pas tort. Tout de même!
Bref, cet amour inconditionnel et ce manque total de tendresse se traduisit pour Loula, dès sa petite enfance par le chaud-froid, la douche écossaise, le sauna finlandais dans les paroles et dans les gestes. la chaleur des autres femelles compensa largement cela et elle apprit très vite à louvoyer entre les écueils maternels ; son père lui apporta également une sorte de tendresse bourrue, mais il englobait sa fille dans le gynécée qui menait la maison et s’en méfiait donc un peu.
Aussi l’annonce de la volonté de Loula d’épouser enfin un homme et la tradition familiale replongea sa mère dans des affres de doute quand à sa propre vie.
Heureusement pour l’église paroissiale, qui la vit s’investir encore d’avantage dans la communauté et put exploiter sans vergogne sa bonne volonté participative, ce qui allait du catéchisme à la préparation des kermesses, du club biblique à l’animation des messes, des ventes de charité aux repas communautaires, en lui faisant miroiter comme récompense suprême… le diaconat !
Je dois d’abord vous donner quelques précisions sur les usages de ce matriarcat
et le problème du nom de famille à l’état-civil..
La famille grecque des Galanis est celle des femmes, vous l’aviez compris.
Il n’existait pas encore à l’époque la possibilité de donner à l’enfant soit le nom du père,
soit celui de la mère. Il fallait donc privilégier la pérennité du nom.
Il était donc d’usage qu’une fille se sacrifie au mariage, à condition d’arborer les deux noms sur sa carte de visite; Ainsi la grand-mère de Loula se présentait toujours comme Kate-Irène Parapos née Galanis, et sa fille comme Jane-Hélène Martinot-Galanis.
La sœur de Kate-Irène avait pu rester célibataire et pouvait donc se prévaloir d’un
Emmy- Philomène Galanis sans tache.
Deux filles étaient nées de l’union Parapos-Galanis : l’aînée, Lauryn-Alexane aurait logiquement du être celle qui engendrerait la descendance. Mais une impossibilité physiologique ne lui permit pas d’être mère. Elle avait bien épousé un procréateur mais aucune grossesse ne put arriver à son terme. On découvrit des années plus tard, alors qu’un énorme kyste utérin nécessitait une opération d’urgence, qu’un « jumeau » non- développé avait laissé dans son ventre un agglomérat de dents et cheveux ! Il fut bien entendu que seul un mâle aurait pu décider de ne pas naître dans une famille où il n’aurait pas été le bienvenu, tout en pourrissant l
a vie d’une femme… Lauryn- Alexane n’eut pas à quitter son mari, qui eut la courtoisie de décéder discrètement, pendant son sommeil, et lui permit ainsi de se présenter comme Galanis, veuve Dorneau.
Il incomba alors à Jane-Hélène de remplir la mission familiale.
Cela n’arrangeait pas du tout ses affaires, car elle avait depuis longtemps le désir d’entrer dans les ordres pour pouvoir en donner. Elle avait été fascinée très tôt par la formidable puissance de l’Eglise catholique (les Galanis n’était pas d’obédience copte mais catholiques romains), et si les femmes ne pouvaient encore dire la messe et administrer les sacrements, il restait quand même la possibilité à une femme intelligente et ambitieuse de faire carrière. Elle avait donc entrepris des études de théologie en ce sens. Hélas, le devoir familial brisa à jamais ses rêves de gloire religieuse.
Elle épousa donc le mari que sa mère lui avait dégotté, et accomplit le devoir conjugal.
( Elle trouva d’ailleurs, à sa grande surprise et à sa plus grande honte, du plaisir à cela).
Etant au mieux avec les instances divines, elle avait pris la précaution d’accomplir force pélerinages et dit mult prières pour qu’une fille lui soit donnée du premier coup, si je puis m’exprimer ainsi, car il était hors de question pour elle de tenter plus d’une fois la chance !
Et c’est ainsi que Mary-Sophie Dalbert-Galanis, notre future Loula, vint au monde.
Mais les sentiments maternels de Jane-Hélène à l’égard de sa fille furent de ce jour très ambigus : un mélange complexe d’amour et de rejet. Vous comprenez que cette enfant incarnait à la fois les rêves déçus de sa mère et l’accomplissement du devoir, la fin d’une ambition et le respect d’une tradition sacrée, la joie d’avoir une fille qui pourra à son tour suivre la tradition familiale mais devra aussi sacrifier sa vie personnelle. Sans compter que cette petite était l'incarnation vivante du péché de chair, qui n'en est pas un dans les liens sacrés du mariage, à condition de ne pas l'accompagner d'une jouissance féminine pernicieuse et diabolique.
La tradition biblique faisait porter le poids du péché originel sur les rondes épaules tentatrices de la femme, et l'Eglise lui réservait depuis les seules douleurs de l'enfantement sans lui autoriser le plaisir qui devait normalement précéder celles-ci de neuf mois.
Croyez-moi, je n’avance pas ces dires sans preuves. J’ai eu l’occasion de me documenter
sur les préceptes religieux en matière de sexe et j’ai pu consulter un manuel d’éducation morale
et sexuelle, en usage auprès des parents catholiques modernistes qui ne refusaient pas de parler de « la chose ». Et bien, à la description physique des organes, il manquait le clitoris qui était rayé purement et simplement de la carte géographique féminine. Logique, ce n’est pas un organe reproducteur, me rétorquerait un jésuite retors. Et il n’aurait pas tort. Tout de même!
Bref, cet amour inconditionnel et ce manque total de tendresse se traduisit pour Loula, dès sa petite enfance par le chaud-froid, la douche écossaise, le sauna finlandais dans les paroles et dans les gestes. la chaleur des autres femelles compensa largement cela et elle apprit très vite à louvoyer entre les écueils maternels ; son père lui apporta également une sorte de tendresse bourrue, mais il englobait sa fille dans le gynécée qui menait la maison et s’en méfiait donc un peu.
Aussi l’annonce de la volonté de Loula d’épouser enfin un homme et la tradition familiale replongea sa mère dans des affres de doute quand à sa propre vie.
Heureusement pour l’église paroissiale, qui la vit s’investir encore d’avantage dans la communauté et put exploiter sans vergogne sa bonne volonté participative, ce qui allait du catéchisme à la préparation des kermesses, du club biblique à l’animation des messes, des ventes de charité aux repas communautaires, en lui faisant miroiter comme récompense suprême… le diaconat !
mardi 28 octobre 2008
Chat alors!
"Je suis le diable, et je vais commencer mes diableries sous la lune montante, parmi l'herbe bleue et les roses violacées.. Gardez-vous, si je chante trop haut cette nuit, de mettre le nez à la fenêtre: vous pourriez mourir soudain de me voir, sur le faîte du toit, assis tout droit au centre de la lune!..." Colette parle d'un de ses chats comme d'une créature surnaturelle.
Et ne dit-on pas que les chats ont neuf vies, ce qui est également du domaine fantastique ?
Je regarde le mien, bondir comme un tigre dans la jungle des hautes herbes du jardin, grimper tel un écureuil sur les plus hautes branches de l'arbre du chemin, ronger des os volés en grognant comme un dogue, s'allonger en s'étirant jusqu'à n'être plus qu'une tubulure serpentaire, trotter à la queue leu-leu de ses compagnons de vadrouille nocturne, bondir avec la détente d'une grenouille de mouches en papillons et se pourlêcher les babines d'une grasse sauterelle, se laisser choir de fausse inanition comme le renard pour apitoyer le garde-manger, grimper par le toit, comme un singe dressé, pour s'introduire subrepticement dans des pièces interdites, et enfin, occupation principale, essentielle et sacrée, dormir comme un loir.
Je me dis parfois, quand la vie me sort une série "emmerdements maximum" que la réincarnation n'est pas forcément mon idéal spirituel.... Mais vivre chat, vivre neuf fois,
surtout dans des conditions de vie optimales, avec toute liberté et esclaves dévoués,
ce doit être tout à fait envisageable.
Et pourquoi non?
Et ne dit-on pas que les chats ont neuf vies, ce qui est également du domaine fantastique ?
Je regarde le mien, bondir comme un tigre dans la jungle des hautes herbes du jardin, grimper tel un écureuil sur les plus hautes branches de l'arbre du chemin, ronger des os volés en grognant comme un dogue, s'allonger en s'étirant jusqu'à n'être plus qu'une tubulure serpentaire, trotter à la queue leu-leu de ses compagnons de vadrouille nocturne, bondir avec la détente d'une grenouille de mouches en papillons et se pourlêcher les babines d'une grasse sauterelle, se laisser choir de fausse inanition comme le renard pour apitoyer le garde-manger, grimper par le toit, comme un singe dressé, pour s'introduire subrepticement dans des pièces interdites, et enfin, occupation principale, essentielle et sacrée, dormir comme un loir.
Je me dis parfois, quand la vie me sort une série "emmerdements maximum" que la réincarnation n'est pas forcément mon idéal spirituel.... Mais vivre chat, vivre neuf fois,
surtout dans des conditions de vie optimales, avec toute liberté et esclaves dévoués,
ce doit être tout à fait envisageable.
Et pourquoi non?
lundi 27 octobre 2008
Changement de saison
Finis les fruits d'été, gorgés de libellules
Disparus les secrets aux creux des coquillages
Envolés les frous-frous des robes de dentelle
Terminés les plongeons dans l'océan du ciel
Effacés les pieds nus des chercheurs de trésor
Parties au bout du monde les ailes colorées
Ecrasées sur le sol les fleurs de cerfs-volants
Diluées par la pluie les bleus des alizés
L'été ne sera plus qu'un souvenir heureux
Découverts les fruits bruns des coques automnales
Arrivés les ramages des vertes tricoteuses
Emmitouflées les peaux dans la douce tisane
Commencés les sillages dans la brume du soir
Descendues des nuages les cascades d'argent
Exalté le silence des vagues immobiles
Tatouées sur la terre les feuilles craquelées
Explosées de couleur les vignes au jus sucré
L'automne ouvrira grand ses coffres de patience
Disparus les secrets aux creux des coquillages
Envolés les frous-frous des robes de dentelle
Terminés les plongeons dans l'océan du ciel
Effacés les pieds nus des chercheurs de trésor
Parties au bout du monde les ailes colorées
Ecrasées sur le sol les fleurs de cerfs-volants
Diluées par la pluie les bleus des alizés
L'été ne sera plus qu'un souvenir heureux
Découverts les fruits bruns des coques automnales
Arrivés les ramages des vertes tricoteuses
Emmitouflées les peaux dans la douce tisane
Commencés les sillages dans la brume du soir
Descendues des nuages les cascades d'argent
Exalté le silence des vagues immobiles
Tatouées sur la terre les feuilles craquelées
Explosées de couleur les vignes au jus sucré
L'automne ouvrira grand ses coffres de patience
dimanche 26 octobre 2008
Communiqué syndical
27/08 De V. à B. Grève illimitée
Un avis de grève du service courrier de l'agence V. est déposé ce jour pour 48h renouvelable si aucun accord n'est trouvé avec la direction. Les employés réclament un augmentation de leur salaire net de trois cigarettes et demie, une RTT le dimanche après-midi, une prime de risque pour les virus informatiques, et surtout une meilleure considération pour leur statut, alors que certaines personnes n'accusent même pas réception de leurs mails. Une table ronde devrait réunir ce soir personnel et direction.
Re: Communiqué syndical - De B. à V.
Le représentant du patronat nie formellement son manque de considération pour la déléguée syndicale.Ceci n'appelle aucun commentaire (Cf. article 2 du texte réglementaire applicable intégralement reproduit en annexe) Cependant, il est prêt à reprendre les négociations là ou elles ont été rompues et éventuellement, par la suite, reconsidérer les demandes formulées dans le communiqué en objet.le représentant du patronat informe que la reprise des négociations sera fortement dépendante de la teneur du communiqué syndical à venir.
Annexe Art 1 : Le patron a toujours raison.
Art 2 : En cas de désaccord, se référer à l'article 1.
Un avis de grève du service courrier de l'agence V. est déposé ce jour pour 48h renouvelable si aucun accord n'est trouvé avec la direction. Les employés réclament un augmentation de leur salaire net de trois cigarettes et demie, une RTT le dimanche après-midi, une prime de risque pour les virus informatiques, et surtout une meilleure considération pour leur statut, alors que certaines personnes n'accusent même pas réception de leurs mails. Une table ronde devrait réunir ce soir personnel et direction.
Re: Communiqué syndical - De B. à V.
Le représentant du patronat nie formellement son manque de considération pour la déléguée syndicale.Ceci n'appelle aucun commentaire (Cf. article 2 du texte réglementaire applicable intégralement reproduit en annexe) Cependant, il est prêt à reprendre les négociations là ou elles ont été rompues et éventuellement, par la suite, reconsidérer les demandes formulées dans le communiqué en objet.le représentant du patronat informe que la reprise des négociations sera fortement dépendante de la teneur du communiqué syndical à venir.
Annexe Art 1 : Le patron a toujours raison.
Art 2 : En cas de désaccord, se référer à l'article 1.
samedi 25 octobre 2008
Prêtes à tout pour plaire
J'ai regardé vendredi soir une émission belge de télé-réalité sur W9 qui s'intitule "Prêtes à tout pour plaire". Des femmes ont gagné la gratuité d'opérations de chirurgie plastique, moyennant bien sur l'étalage public de leurs misères. Mon amie V., celle dont je vous rapporte les échanges en dial dans la rubrique "elleet lui.com" la suit avec assiduité et se demande si elle ne devrait pas elle aussi recourir à ses expédients médicaux pour améliorer son image. Je ne sais que lui conseiller... Je pense que s'accepter tel que l'on est, intérieurement et extérieurement, est un commencement de sagesse. D'un autre côté, tout le travail de développement personnel psychologique est considéré comme un bonus pour enrichir sa personnalité. Quand je vois ces femmes de l'émission, marquées par des conditions de vie difficile, des accidents ou des erreurs de la nature, je me dis que leur développement personnel nécessite peut-être à juste titre une aide extérieure, même si elle plus directe, plus physique, plus "violente". Et je leur reconnais un certain courage d'accepter la souffrance pour réaliser leur rêve. Si quelques rides en moins, un nez plus droit, des lèvres repulpées, un cou et un ventre plus ferme peuvent les aider à gommer leurs blessures intérieures, je me refuse le droit de les juger.
Et si mon amie décide à son tour de soigner ses doutes et ses incertitudes en s'allongeant sur le billard d'un magicien du bistouri, je serais à ses côtés, sans parti pris sinon le sien.
Et pourquoi non?
Et si mon amie décide à son tour de soigner ses doutes et ses incertitudes en s'allongeant sur le billard d'un magicien du bistouri, je serais à ses côtés, sans parti pris sinon le sien.
Et pourquoi non?
vendredi 24 octobre 2008
Chapitre 5
En fait, oui, il y aurait bien eu un signe qui aurait pu alerter des esprits moins obtus, le choix du surnom « Loula » Et encore….
Dans la famille de Loula, qui donc ne s’appelait pas comme telle à la naissance,
il y avait une fâcheuse tendance à ne produire qu’un seul genre de progéniture, du genre féminin. De génération en génération, le mâle était un greffon de survie, sur l’arbre matriarcal qui plongeait ses racines dans le creuset du bassin méditerranéen. Beaucoup de Grèce chez les Galanis et si le nom n’apparaissait pas toujours sur les cartes de visite, la beauté altière et les cheveux noirs servaient de signes identitaires. En revanche, la génétique prend parfois un malin plaisir à révéler des histoires d’amours cachées (il avait été question d’une aïeule qui aurait succombé à la fougue nordique d’un soldat saxon) les yeux bleus n’avaient rien de bien helléniques et se transmettaient sans discontinuer de génération en génération, quelles que soient les origines du géniteur de service. Plutôt que de vivre cette tare comme une infamie familiale, la fierté des Galanis avait relevé le défi en décidant de prénommer systématiquement leur rejeton d’un prénom anglo-saxon et d’un prénom grec. Pour l’Etat-civil, la jeune fille en question se prénommait donc Mary Sophie.
Dans ce début du XXI ème siècle,la tendance à l’université de psycho,était encore à la babacoolerie. Il ne s’agissait pas d’une nécessité vitale, comme elle avait pu l’être pour leurs ancêtres de 68, mais s’approcher des profondeurs des méandres de l’âme humaine demandait de se débarrasser du carcan éducatif.
Si vous voulez mon avis, que je vous donne même si vous ne me le demandez pas, il me semble que le carcan éducatif de cette génération ne pèse pas lourd sur leurs épaules. Les contraintes familiales sont légères et les permissions inépuisables. Ce ne sont pas là les grognements jaloux d’un vieux radoteur, parce que je préfère sans aucun doute voir des jeunes qui dialoguent avec leurs parents qu’ériger en modèle les « c’est comme ça et pas autrement » de mon père. Je me rappelle qu’il m’avait interdit de porter un « blue jean » ! C’est plus ridiculement risible qu’autre chose mais représentatif de ce qui nous poussa à descendre dans la rue et certainement à quitter plus vite le nid familial, la tendance étant aujourd’hui inversée pour le « cocooning ».
Mais tous les psys du monde pourront se donner la main pour m’expliquer qu’il ne s’agit pas d’un joug concret mais de la somme symbolique des archétypes familiaux et sociaux instillés par l’éducation dans ses dits et ses non-dits, qui ont formats les structures inconscientes et les arcanes réactives du conscient (Amen)
Bref, la jeune fille réalisa que son prénom était tout sauf cool, et décida de couper avec éclat le cordon familial en même temps que les cheveux, elle décida se faire appeler « Loula ».
Elle avait fait la connaissance l’été précédant son entrée en faculté d’un jeune directeur de centre de vacances d’origine guadeloupéenne. Elle avait choisi de « faire une colonie » pour gagner un peu d’argent mais aussi pour s’occuper d’enfants et avait été engagée par ce centre municipal. (Elle découvrit à cette occasion les prémices de ce grand paradoxe de l’instinct maternel : on peut adorer et détester les enfants tout à la fois). Elle eut pour ce Pierre d’emblée une sympathie secrètement amoureuse qui se traduisit par un dévouement total à la vie du centre.L’équipe de moniteurs avait choisi pour thème « Pierre et le loup », comme une boutade envers leur directeur, qui leur avait traduit en créole le titre de l’œuvre « Pyè é lou-la ». La colonie fut un bonheur pour tous, même si certains en ramenèrent des poux (les gosses), d’autres des cernes (les monos), et une autre encore des rêveries exotiques (Mary-Sophie).
Ainsi donc, quand le temps de choisir un nouveau baptême fut venu, elle tira de son cœur « Loula », mi-femme /mi-animal, et pensa que cela lui allait comme un gant. Plus tard, une amie de fac originaire du Maroc, lui apprit que son oncle possédait un riad à Marrakech qui portait ce prénom. Et la nouvelle Loula trouva que son cœur rempli d’amour cosmopolite et universel avait fait le bon choix.
Dans la famille de Loula, qui donc ne s’appelait pas comme telle à la naissance,
il y avait une fâcheuse tendance à ne produire qu’un seul genre de progéniture, du genre féminin. De génération en génération, le mâle était un greffon de survie, sur l’arbre matriarcal qui plongeait ses racines dans le creuset du bassin méditerranéen. Beaucoup de Grèce chez les Galanis et si le nom n’apparaissait pas toujours sur les cartes de visite, la beauté altière et les cheveux noirs servaient de signes identitaires. En revanche, la génétique prend parfois un malin plaisir à révéler des histoires d’amours cachées (il avait été question d’une aïeule qui aurait succombé à la fougue nordique d’un soldat saxon) les yeux bleus n’avaient rien de bien helléniques et se transmettaient sans discontinuer de génération en génération, quelles que soient les origines du géniteur de service. Plutôt que de vivre cette tare comme une infamie familiale, la fierté des Galanis avait relevé le défi en décidant de prénommer systématiquement leur rejeton d’un prénom anglo-saxon et d’un prénom grec. Pour l’Etat-civil, la jeune fille en question se prénommait donc Mary Sophie.
Dans ce début du XXI ème siècle,la tendance à l’université de psycho,était encore à la babacoolerie. Il ne s’agissait pas d’une nécessité vitale, comme elle avait pu l’être pour leurs ancêtres de 68, mais s’approcher des profondeurs des méandres de l’âme humaine demandait de se débarrasser du carcan éducatif.
Si vous voulez mon avis, que je vous donne même si vous ne me le demandez pas, il me semble que le carcan éducatif de cette génération ne pèse pas lourd sur leurs épaules. Les contraintes familiales sont légères et les permissions inépuisables. Ce ne sont pas là les grognements jaloux d’un vieux radoteur, parce que je préfère sans aucun doute voir des jeunes qui dialoguent avec leurs parents qu’ériger en modèle les « c’est comme ça et pas autrement » de mon père. Je me rappelle qu’il m’avait interdit de porter un « blue jean » ! C’est plus ridiculement risible qu’autre chose mais représentatif de ce qui nous poussa à descendre dans la rue et certainement à quitter plus vite le nid familial, la tendance étant aujourd’hui inversée pour le « cocooning ».
Mais tous les psys du monde pourront se donner la main pour m’expliquer qu’il ne s’agit pas d’un joug concret mais de la somme symbolique des archétypes familiaux et sociaux instillés par l’éducation dans ses dits et ses non-dits, qui ont formats les structures inconscientes et les arcanes réactives du conscient (Amen)
Bref, la jeune fille réalisa que son prénom était tout sauf cool, et décida de couper avec éclat le cordon familial en même temps que les cheveux, elle décida se faire appeler « Loula ».
Elle avait fait la connaissance l’été précédant son entrée en faculté d’un jeune directeur de centre de vacances d’origine guadeloupéenne. Elle avait choisi de « faire une colonie » pour gagner un peu d’argent mais aussi pour s’occuper d’enfants et avait été engagée par ce centre municipal. (Elle découvrit à cette occasion les prémices de ce grand paradoxe de l’instinct maternel : on peut adorer et détester les enfants tout à la fois). Elle eut pour ce Pierre d’emblée une sympathie secrètement amoureuse qui se traduisit par un dévouement total à la vie du centre.L’équipe de moniteurs avait choisi pour thème « Pierre et le loup », comme une boutade envers leur directeur, qui leur avait traduit en créole le titre de l’œuvre « Pyè é lou-la ». La colonie fut un bonheur pour tous, même si certains en ramenèrent des poux (les gosses), d’autres des cernes (les monos), et une autre encore des rêveries exotiques (Mary-Sophie).
Ainsi donc, quand le temps de choisir un nouveau baptême fut venu, elle tira de son cœur « Loula », mi-femme /mi-animal, et pensa que cela lui allait comme un gant. Plus tard, une amie de fac originaire du Maroc, lui apprit que son oncle possédait un riad à Marrakech qui portait ce prénom. Et la nouvelle Loula trouva que son cœur rempli d’amour cosmopolite et universel avait fait le bon choix.
jeudi 23 octobre 2008
Conférence IUSP
27/08 De V à B.
L'Institut Universitaire des Sciences Parallèles serait honoré de votre présence
lors de la conférence de l'honorable professeur Dounell sur le thème
"Présence de l'invisible à travers les siècles, foi ou certitude"
Le professeur traitera des mythes sur les entités de l'au-delà,telles les spectres, les vampires, les loup-garous,les zombies et démontrera que bien des croyances relèvent de phénomènes scientifiques expérimentables. A l'issue de son exposé, le professeur dédicacera son dernier ouvrage "L"homme invisible"
dont voici quelques extraits:
[...] Antoine de Saint-Exupery affirmait que "l'essentiel est invisible pour les yeux", je voudrais vous prouver à mon tour que l'homme invisible, qui par définition ne se voit pas au sens organique du terme, a pourtant une réalité essentielle dans la cosmographie.
[...] Bien des religions affectent ce pouvoir d'apparaître et de disparaître, de devenir donc invisible, à leur(s) divinité(s) et à ceux de leurs disciples qui ont approché la vérité.
[...] C'est une question très importante dont la réponse permet de ramener tous les phénomènes paranormaux décrits précédemment à un simple problème sémantique: "être invisible" ne signifie pas "être invisible" mais "ne pas être visible"
[...] On constatera que tous les exemples donnés concernent des hommes; cela ne démontre en rien une quelconque supériorité métabolique masculine mais une plus grande faculté d'adaptation au stress par un phénomène de fuite. [...] Si le personnage de cinéma est "l'homme invisible" et non pas "la femme invisible" c'est que de part leurs différences physiologiques et psychologiques, l'homme seul peut disparaître au yeux des autres; toutefois, quelques rares femmes y parviennent mais elles sont soit enfermées dans un couvent, en proie à l'extase mystique avec un invisible, soit stripteaseuses à Miami, coulées dans la marina pour avoir dénoncé leur souteneur.
[...] Ainsi donc, « l'homme invisible" utilise des procédés bien réels pour un phénomène classé depuis toujours comme paranormal; il est d'ailleurs remarquable de constater que l'évolution technologique n'a pu entraver cette faculté. Quête du feu à la Préhistoire, Croisade au Moyen-Âge, expédition géographique à la Renaissance, montgolfière au XVIII, train et paquebot à l'ère industrielle, avion et fusée de nos jours, tout est base de départ.
[...] C'est bien la femme, vestale, qui prend soin du feu et ne peut donc "disparaître" [...] Cependant, il est à noter une évolution des espèces qui tend à réduire l'écart démontré entre les deux sexes et à diminuer la prépondérance de "l'homme invisible". En effet, force est de constater que portable et web ne sont pas l'apanage des seuls mâles et que ces outils peuvent donc aussi bien se retourner contre eux qu'être à leur tour utilisés par les femelles.
Si vous voulez connaître les conclusions surprenantes du professeur Dounell, ne manquez pas d'assister à sa conférence et d'acquérir son ouvrage!
28 / 08 De B à V
J'y serai à cette conférence !
J'aime bien cette définition :
"une plus grande faculté d'adaptation au stress par un phénomène de fuite"qui me semble bien exprimer la lâcheté masculine devant ce qu'il ne maîtrise pas ou mal.J'aime bien tout ce que tu écris d'ailleurs ! Mille bisous pour tout ça RNB
L'Institut Universitaire des Sciences Parallèles serait honoré de votre présence
lors de la conférence de l'honorable professeur Dounell sur le thème
"Présence de l'invisible à travers les siècles, foi ou certitude"
Le professeur traitera des mythes sur les entités de l'au-delà,telles les spectres, les vampires, les loup-garous,les zombies et démontrera que bien des croyances relèvent de phénomènes scientifiques expérimentables. A l'issue de son exposé, le professeur dédicacera son dernier ouvrage "L"homme invisible"
dont voici quelques extraits:
[...] Antoine de Saint-Exupery affirmait que "l'essentiel est invisible pour les yeux", je voudrais vous prouver à mon tour que l'homme invisible, qui par définition ne se voit pas au sens organique du terme, a pourtant une réalité essentielle dans la cosmographie.
[...] Bien des religions affectent ce pouvoir d'apparaître et de disparaître, de devenir donc invisible, à leur(s) divinité(s) et à ceux de leurs disciples qui ont approché la vérité.
[...] C'est une question très importante dont la réponse permet de ramener tous les phénomènes paranormaux décrits précédemment à un simple problème sémantique: "être invisible" ne signifie pas "être invisible" mais "ne pas être visible"
[...] On constatera que tous les exemples donnés concernent des hommes; cela ne démontre en rien une quelconque supériorité métabolique masculine mais une plus grande faculté d'adaptation au stress par un phénomène de fuite. [...] Si le personnage de cinéma est "l'homme invisible" et non pas "la femme invisible" c'est que de part leurs différences physiologiques et psychologiques, l'homme seul peut disparaître au yeux des autres; toutefois, quelques rares femmes y parviennent mais elles sont soit enfermées dans un couvent, en proie à l'extase mystique avec un invisible, soit stripteaseuses à Miami, coulées dans la marina pour avoir dénoncé leur souteneur.
[...] Ainsi donc, « l'homme invisible" utilise des procédés bien réels pour un phénomène classé depuis toujours comme paranormal; il est d'ailleurs remarquable de constater que l'évolution technologique n'a pu entraver cette faculté. Quête du feu à la Préhistoire, Croisade au Moyen-Âge, expédition géographique à la Renaissance, montgolfière au XVIII, train et paquebot à l'ère industrielle, avion et fusée de nos jours, tout est base de départ.
[...] C'est bien la femme, vestale, qui prend soin du feu et ne peut donc "disparaître" [...] Cependant, il est à noter une évolution des espèces qui tend à réduire l'écart démontré entre les deux sexes et à diminuer la prépondérance de "l'homme invisible". En effet, force est de constater que portable et web ne sont pas l'apanage des seuls mâles et que ces outils peuvent donc aussi bien se retourner contre eux qu'être à leur tour utilisés par les femelles.
Si vous voulez connaître les conclusions surprenantes du professeur Dounell, ne manquez pas d'assister à sa conférence et d'acquérir son ouvrage!
28 / 08 De B à V
J'y serai à cette conférence !
J'aime bien cette définition :
"une plus grande faculté d'adaptation au stress par un phénomène de fuite"qui me semble bien exprimer la lâcheté masculine devant ce qu'il ne maîtrise pas ou mal.J'aime bien tout ce que tu écris d'ailleurs ! Mille bisous pour tout ça RNB
mercredi 22 octobre 2008
Il pleut bergère
Dans ma région, il reste longtemps sans pleuvoir, mais quand il pleut, ce n'est pas pour exercice! On a des angoisses inconscientes de déluge biblique, car les inondations, crues ou autres fantaisies aquatiques ont forcément touché un jour ou l'autre de leur vie sudiste les autochtones.
Et ce matin, au travail, j'ai vu une collègue rajouter une goutte au vase en y allant de sa larme. Fatigue? Crise de nerfs? Tension dans le service? Remontrance du chef? ??
J'ai entendu deux collègues masculins rigoler "des bonnes femmes et de leurs pleurnichades"; Vous imaginez bien sur leurs commentaires très raffinés sur les "ragnagnas" et autres sobriquets stupides de la particularité féminine.
Ceci dit, oui, les femmes pleurent plus souvent, évacuant ainsi d'ailleurs pas mal de stress. Comme c'est un fait avéré, depuis l'enfance on leur en concède le droit, même si cela agace .
Aux hommes, les vrais (!), on demande plus de fermeté, moins de laisser-aller, et je vous assure que les choses n'ont guère évoluer, le machisme ambiant et les archétypes sociaux ont la vie dure. Si ce matin un collègue masculin avait éclaté en larmes, cela n'aurait pu être que pour une raison gravissime (deuil, perte d'emploi);et même les femmes pensent cela...
Pleurer serait donc un signe de faiblesse de caractère.
Si pleurer était au contraire un signe de force, la force de reconnaître sa faiblesse, et de courage, le courage d'affronter les difficultés. Les femmes ET les hommes auraient peut-être alors le droit de pleurer sans jugement .
Et pourquoi non?
Et ce matin, au travail, j'ai vu une collègue rajouter une goutte au vase en y allant de sa larme. Fatigue? Crise de nerfs? Tension dans le service? Remontrance du chef? ??
J'ai entendu deux collègues masculins rigoler "des bonnes femmes et de leurs pleurnichades"; Vous imaginez bien sur leurs commentaires très raffinés sur les "ragnagnas" et autres sobriquets stupides de la particularité féminine.
Ceci dit, oui, les femmes pleurent plus souvent, évacuant ainsi d'ailleurs pas mal de stress. Comme c'est un fait avéré, depuis l'enfance on leur en concède le droit, même si cela agace .
Aux hommes, les vrais (!), on demande plus de fermeté, moins de laisser-aller, et je vous assure que les choses n'ont guère évoluer, le machisme ambiant et les archétypes sociaux ont la vie dure. Si ce matin un collègue masculin avait éclaté en larmes, cela n'aurait pu être que pour une raison gravissime (deuil, perte d'emploi);et même les femmes pensent cela...
Pleurer serait donc un signe de faiblesse de caractère.
Si pleurer était au contraire un signe de force, la force de reconnaître sa faiblesse, et de courage, le courage d'affronter les difficultés. Les femmes ET les hommes auraient peut-être alors le droit de pleurer sans jugement .
Et pourquoi non?
mardi 21 octobre 2008
Agence de Voyage
21/08 de V; à B.
Vous n'avez pas de passeport? Vous n'avez pas les moyens de voyager?> Et vous êtes malheureux parce que que vous n'avez rien à raconter d'exotique à vos collègues quand vous reprenez le travail? Cessez de vous lamenter, car voici LA solution:
22/08 De B. à V.
Re: Voyage
je n'ose même pas imaginer un petit voyage à l'étranger : choléra, peste bubonique, staphylocoque doré, fièvre des marais, douve du foie, chicungougna, paludisme, tuberculose et autres syphilis et gonorée te guettent et te menacent.Reste enfermée et si une voie ferrée, une route, des oiseaux, des gens (d'impitoyables vecteurs de maladie avec le vent et les rongeurs) passent près de chez toi, porte un masque !
Utilise tes désinfectants pour stériliser ta nourriture (une salmonellose foudroyante est toujours à craindre !)Évite les conserves (la toxine botulique est mortelle !)
Et si tu croises un chat noir, fais ta prière ...Finalement les radiations nucléaires ne représentent pour toi qu'une infime menace ...
J'espère tout de même te revoir ... Vivante et pas trop atteinte !Pendant qqes temps, fais moi plaisir : laisse tomber la voiture, le vélo, et les courses au supermarché
Qqes n° utiles : pompier : 18 samu : 15 police 17 centre anti poison : 0800 800 800urgence (international) : 112 (911 ?)B. : 06........... (à n'utiliser qu'en cas d'extrême urgence ou si tout va bien !)
Vous n'avez pas de passeport? Vous n'avez pas les moyens de voyager?> Et vous êtes malheureux parce que que vous n'avez rien à raconter d'exotique à vos collègues quand vous reprenez le travail? Cessez de vous lamenter, car voici LA solution:
Agence Plunulicikayeur
trouve pour VOUS, dans VOTRE région, tous les vices de forme des voyages à l'étranger à des prix défiant la concurrence des plus grands tour opérators! Ex : pour 50€ seulement
-attrapez la turista dans un restaurant aixois
- développez un zona dans un salon U.V des Milles
- soyez piqué par un scorpion dans le Lubéron
- retrouvez votre coffre vidé de ses valises (ville au choix)
- mangez de la pâtée pour chat dans un fast food de Plan -de-Campagne*
- faites-vous dérober papiers et/ou argent et/ou portable et/ou CB sur le marché du Prado
Et vous pourrez ensuite raconter avec fierté vos folles aventures estivales!!!!!!
Nous vous proposons aussi d'autres prestations à des tarifs toujours compétitifs comme
piratage dans les calanques de Carry , stock-car au col de La Gineste, interpellation policière musclée à Aubagne.
Nous pouvons aussi vous fournir un devis pour réaliser un de vos cauchemars préférés.> N'hésitez-plus! Contactez-nous au 06 ..................................................
* nous avons l'option "pâtée pour chien"si vous allez passer un w-e à Perpignan
* nous avons l'option "pâtée pour chien"si vous allez passer un w-e à Perpignan
22/08 De B. à V.
Re: Voyage
je n'ose même pas imaginer un petit voyage à l'étranger : choléra, peste bubonique, staphylocoque doré, fièvre des marais, douve du foie, chicungougna, paludisme, tuberculose et autres syphilis et gonorée te guettent et te menacent.Reste enfermée et si une voie ferrée, une route, des oiseaux, des gens (d'impitoyables vecteurs de maladie avec le vent et les rongeurs) passent près de chez toi, porte un masque !
Utilise tes désinfectants pour stériliser ta nourriture (une salmonellose foudroyante est toujours à craindre !)Évite les conserves (la toxine botulique est mortelle !)
Et si tu croises un chat noir, fais ta prière ...Finalement les radiations nucléaires ne représentent pour toi qu'une infime menace ...
J'espère tout de même te revoir ... Vivante et pas trop atteinte !Pendant qqes temps, fais moi plaisir : laisse tomber la voiture, le vélo, et les courses au supermarché
Qqes n° utiles : pompier : 18 samu : 15 police 17 centre anti poison : 0800 800 800urgence (international) : 112 (911 ?)B. : 06........... (à n'utiliser qu'en cas d'extrême urgence ou si tout va bien !)
lundi 20 octobre 2008
chapitre 4
Lorsqu’elle rentra chez elle ce fameux petit matin (chez elle, c'est-à-dire chez ses parents-grand-mère-tantes) et qu’elle prit son café noir (papa) avec deux tartines (mamans) beurrées (mémé) confiturées (tata) et son verre de jus d’orange frais (tatie) elle lut dans le fond de sa tasse le vide intersidéral de sa vie et déclara :
« Je vais me marier»
Il y eu un deux centième de seconde de silence avant que les exclamations les plus diverses ne jaillissent des bouches féminines, le paternel se contentant de bourrer soigneusement sa pipe sans piper mot, « Ma chérie ! » « Enfin ! » « Je vais m’acheter un chapeau » « La cousine Yvette a l’adresse d’un excellent traiteur » « il y aura une cérémonie religieuse bien entendu » « Je pourrai mourir heureuse quand j’aurai vu mon premier arrière petit enfant » « Heureusement que la virginité n’est plus obligatoire » « Pas question d’inviter les Dunois » « Robe longue et voile » on prendra les photos au parc du… »
« ET AVEC QUI ? , interrompit alors le seul mâle de la famille qui avait eu le temps de tirer une bouffée bienfaisante de sa bouffarde.
Dix paires d’yeux éberlués (y compris Loula) le regardèrent , puis huit paires d’yeux éberlués regardèrent une paire d’yeux (Loula) tout aussi éberlués.
« Je n’en ai encore aucune idée »
Il ne s’agit plus alors d’une simple dépêche de l’agence France Presse mais bien d’une véritable déclaration de conflit mondial. Car rien, non rien ne pouvait surpasser l’importance que revêtait la déclaration de Loula. Babioles, fariboles, colifichets,toilettes et petits-fours attendraient leur tour qui viendra , cela ne faisait aucun doute.
Mais l’affaire était autrement importante : il fallait trouver à cette brebis enfin rentrée dans le droit chemin LE mari qui satisferait TOUS les membres de la famille dans leurs légitimes attentes – bien qu’il ne soit pas sur à cette heure que chaque membre ait les mêmes attentes en vue et même que les attentes de l’un (papa) ne soit pas en totale contradiction avec les attentes des autres (maman-mémé -tata-tatie). Car, tout bien considéré, quel avantage pourrait trouver le seul mâle actuel à voir entrer un concurrent direct sur ses plates-bandes s’il n’avait pas l’assurance totale que celui-ci saurait jouer aux échecs, ne serait pas allergique au tabac et saurait apporter soutien tacite et total à son détachement apparent ?
Pour résumer, l’image du gendre idéal n’était pas de même nature dans l’esprit de chacun.
Et Loula ? Elle décida de méditer encore un peu au fond de son lit sur l’annonce extraordinaire qu’elle venait de faire à sa famille et à elle- même.
Il était enfin temps que Loula mette un peu d’ordre dans sa vie, et le fait qu’elle le réalise d’elle-même, prouve ô combien le caractère urgentissime de la situation.
Voilà une jeune fille brillante, qui a réussi avec mention très bien un baccalauréat scientifique (option dessin) à 16 ans, qui a passé en parallèle une maîtrise de psychologie (option socio) et un diplôme de styliste (option mode), qui sait transformer en deux coups de ciseaux et trois surpiqûres la moindre nippe en création tendance, qui a ouvert un cabinet de consultation psy où elle soigne ses patients par le relooking, ce qui donne à sa salle d’attente un petit côté atelier de cousette, que la nature a dotée, par atavisme familial, d’un visage aussi harmonieux que la silhouette, et qui navigue en aveugle entre les écueils de la vie ?
(J’ai dû dans ma lointaine jeunesse pour une maison d’édition de romans fleur bleue, produire des écrits au mètre, oui, exactement comme les pizzas jusqu’à l’indigestion qui me donne parfois encore des remontées d’encre métaphorique)
Vous pensez, chers lecteurs, qu’effectivement un grain de sable s’est glissé dans les rouages de cette histoire et seulement deux explications peuvent se présenter :
soit j’embellis à souhait la courte mais déjà dense biographie de Loula, soit elle est l’unique patiente et non la thérapeute du cabinet de psychologie -consultations sur RDV tous les jours sauf le mardi après-midi et le jeudi matin,(unique parce que son cas doit suffire à nourrir la famille proche et colatérale dudit thérapeute, et qu’il faut également ménager son stress professionnel ).
Votre défiance au regard de la véracité de mes propos me blesse quelque peu mais je puis comprendre que votre étonnement hagard engendre quelques soupçons d’affabulation ; néanmoins, je dois réfuter cette hypothèse et vous certifier l’authenticité de mes dires.
Et je dois de surcroît éliminer le cas de figure où Loula présenterait un désordre mental tel que la psychologie ne serait pas son gagne-pain mais son garde-fou. Loula était la plus intelligente et sensée personne au monde, simplement ce monde-là ne coïncidait pas entièrement et tout le temps avec le monde lambda que nous parcourons au quotidien. Mais peu de gens le savent ; d’ailleurs vous-mêmes n’en êtes informés que par mon entremise !
Sinon, personne n’est au courant de cette histoire de fausses lunettes, même pas sa mère (dont il faut que je trouve le temps de vous parler).
« Je vais me marier»
Il y eu un deux centième de seconde de silence avant que les exclamations les plus diverses ne jaillissent des bouches féminines, le paternel se contentant de bourrer soigneusement sa pipe sans piper mot, « Ma chérie ! » « Enfin ! » « Je vais m’acheter un chapeau » « La cousine Yvette a l’adresse d’un excellent traiteur » « il y aura une cérémonie religieuse bien entendu » « Je pourrai mourir heureuse quand j’aurai vu mon premier arrière petit enfant » « Heureusement que la virginité n’est plus obligatoire » « Pas question d’inviter les Dunois » « Robe longue et voile » on prendra les photos au parc du… »
« ET AVEC QUI ? , interrompit alors le seul mâle de la famille qui avait eu le temps de tirer une bouffée bienfaisante de sa bouffarde.
Dix paires d’yeux éberlués (y compris Loula) le regardèrent , puis huit paires d’yeux éberlués regardèrent une paire d’yeux (Loula) tout aussi éberlués.
« Je n’en ai encore aucune idée »
Il ne s’agit plus alors d’une simple dépêche de l’agence France Presse mais bien d’une véritable déclaration de conflit mondial. Car rien, non rien ne pouvait surpasser l’importance que revêtait la déclaration de Loula. Babioles, fariboles, colifichets,toilettes et petits-fours attendraient leur tour qui viendra , cela ne faisait aucun doute.
Mais l’affaire était autrement importante : il fallait trouver à cette brebis enfin rentrée dans le droit chemin LE mari qui satisferait TOUS les membres de la famille dans leurs légitimes attentes – bien qu’il ne soit pas sur à cette heure que chaque membre ait les mêmes attentes en vue et même que les attentes de l’un (papa) ne soit pas en totale contradiction avec les attentes des autres (maman-mémé -tata-tatie). Car, tout bien considéré, quel avantage pourrait trouver le seul mâle actuel à voir entrer un concurrent direct sur ses plates-bandes s’il n’avait pas l’assurance totale que celui-ci saurait jouer aux échecs, ne serait pas allergique au tabac et saurait apporter soutien tacite et total à son détachement apparent ?
Pour résumer, l’image du gendre idéal n’était pas de même nature dans l’esprit de chacun.
Et Loula ? Elle décida de méditer encore un peu au fond de son lit sur l’annonce extraordinaire qu’elle venait de faire à sa famille et à elle- même.
Il était enfin temps que Loula mette un peu d’ordre dans sa vie, et le fait qu’elle le réalise d’elle-même, prouve ô combien le caractère urgentissime de la situation.
Voilà une jeune fille brillante, qui a réussi avec mention très bien un baccalauréat scientifique (option dessin) à 16 ans, qui a passé en parallèle une maîtrise de psychologie (option socio) et un diplôme de styliste (option mode), qui sait transformer en deux coups de ciseaux et trois surpiqûres la moindre nippe en création tendance, qui a ouvert un cabinet de consultation psy où elle soigne ses patients par le relooking, ce qui donne à sa salle d’attente un petit côté atelier de cousette, que la nature a dotée, par atavisme familial, d’un visage aussi harmonieux que la silhouette, et qui navigue en aveugle entre les écueils de la vie ?
(J’ai dû dans ma lointaine jeunesse pour une maison d’édition de romans fleur bleue, produire des écrits au mètre, oui, exactement comme les pizzas jusqu’à l’indigestion qui me donne parfois encore des remontées d’encre métaphorique)
Vous pensez, chers lecteurs, qu’effectivement un grain de sable s’est glissé dans les rouages de cette histoire et seulement deux explications peuvent se présenter :
soit j’embellis à souhait la courte mais déjà dense biographie de Loula, soit elle est l’unique patiente et non la thérapeute du cabinet de psychologie -consultations sur RDV tous les jours sauf le mardi après-midi et le jeudi matin,(unique parce que son cas doit suffire à nourrir la famille proche et colatérale dudit thérapeute, et qu’il faut également ménager son stress professionnel ).
Votre défiance au regard de la véracité de mes propos me blesse quelque peu mais je puis comprendre que votre étonnement hagard engendre quelques soupçons d’affabulation ; néanmoins, je dois réfuter cette hypothèse et vous certifier l’authenticité de mes dires.
Et je dois de surcroît éliminer le cas de figure où Loula présenterait un désordre mental tel que la psychologie ne serait pas son gagne-pain mais son garde-fou. Loula était la plus intelligente et sensée personne au monde, simplement ce monde-là ne coïncidait pas entièrement et tout le temps avec le monde lambda que nous parcourons au quotidien. Mais peu de gens le savent ; d’ailleurs vous-mêmes n’en êtes informés que par mon entremise !
Sinon, personne n’est au courant de cette histoire de fausses lunettes, même pas sa mère (dont il faut que je trouve le temps de vous parler).
dimanche 19 octobre 2008
Musique tribale
21/O8 De V. à B.
Je carbure à l'eau de javel, à la lessive St marc, au Mini Mir, et accessoirement au Coca pour désinfecter la tuyauterie. Cela a de curieux effets secondaires: des mouches tsé-tsé dansent devant mes yeux, mon coeur cogne comme un tam-tam, des coups de bambous martèlent mon crâne, mes oreilles sifflent comme une flûte d'os, mes mains claquent au rythme du clavier, mes pieds martèlent le sol en cadence.... Je vais me changer et passer un pagne, puis hululer à la lune un chant de guerre avant de partir à la chasse à la lionne (le fauve de la maison).Il me reste encore à trouver le guerrier zoulou ou massai qui voudra bien me suivre dans mon délire. Ce qui risque de ne pas être évident car il parait qu'il n'y a pas de connection internet en pleine brousse...
21/08 De B. à V.
Laisse tomber les produits ménager (y compris le coca !) et mets toi au gros rouge ou au rosé de provence.D'ailleurs, si j'en juge par les effets secondaires des mixtures que tu ingères, je pense qu'il te faut revoir le rangement et/ou l'étiquetage de tes lessives et autre desinfectant que tu dois allégrement confondre avec des flacons généralement entreposés dans une cave à vin ! Si non, arrête de fumer la moquette ou change de marque de cigarette.
A la joie de te lire ! bisous
Je carbure à l'eau de javel, à la lessive St marc, au Mini Mir, et accessoirement au Coca pour désinfecter la tuyauterie. Cela a de curieux effets secondaires: des mouches tsé-tsé dansent devant mes yeux, mon coeur cogne comme un tam-tam, des coups de bambous martèlent mon crâne, mes oreilles sifflent comme une flûte d'os, mes mains claquent au rythme du clavier, mes pieds martèlent le sol en cadence.... Je vais me changer et passer un pagne, puis hululer à la lune un chant de guerre avant de partir à la chasse à la lionne (le fauve de la maison).Il me reste encore à trouver le guerrier zoulou ou massai qui voudra bien me suivre dans mon délire. Ce qui risque de ne pas être évident car il parait qu'il n'y a pas de connection internet en pleine brousse...
21/08 De B. à V.
Laisse tomber les produits ménager (y compris le coca !) et mets toi au gros rouge ou au rosé de provence.D'ailleurs, si j'en juge par les effets secondaires des mixtures que tu ingères, je pense qu'il te faut revoir le rangement et/ou l'étiquetage de tes lessives et autre desinfectant que tu dois allégrement confondre avec des flacons généralement entreposés dans une cave à vin ! Si non, arrête de fumer la moquette ou change de marque de cigarette.
A la joie de te lire ! bisous
samedi 18 octobre 2008
Pouce pousse!
Dans mon enfance, nous avions un petit jouet dénommé "pousse-pousse"; c'était un cadre de 6-7 cm dans lequel des petits carrés mobiles devaient être déplacés pour reformer une image en désordre. Je suppose que c'était un peu l'ancêtre du Rubik cube...
Depuis, ce jouet n'existe plus, mais la manie du "Pousse!","Pousse-toi! " ,"Poussez- vous!" est la ligne directrice de nos comportements sociaux.
Il faut se pousser à faire du sport, se pousser à progresser dans le travail, se pousser à réagir...
Il faut pousser pour mettre les enfants au monde, et ensuite il faut les pousser dans les études, les pousser à travailler, les pousser à se bouger, les pousser à passer des concours....
Rester sans rien faire est du domaine de l'hérésie sociale, du politiquement non-correct.
Et regardez nos retraités qui s'activent plus que jamais à toutes sortes d'occupations, avec un carnet de RDV plus rempli que celui d'un VRP...
Que reste-t-il comme temps pour la réflexion, l'introspection, l'imagination, la simple rêverie?
Une très jolie et ancienne chanson d'Anne Sylvestre disait: "C'est les rêves, c'est les rêves qui font grandir les enfants / C'est les rêves, c'est les rêves qui les poussent en avant"
Et pourquoi non?
Depuis, ce jouet n'existe plus, mais la manie du "Pousse!","Pousse-toi! " ,"Poussez- vous!" est la ligne directrice de nos comportements sociaux.
Il faut se pousser à faire du sport, se pousser à progresser dans le travail, se pousser à réagir...
Il faut pousser pour mettre les enfants au monde, et ensuite il faut les pousser dans les études, les pousser à travailler, les pousser à se bouger, les pousser à passer des concours....
Rester sans rien faire est du domaine de l'hérésie sociale, du politiquement non-correct.
Et regardez nos retraités qui s'activent plus que jamais à toutes sortes d'occupations, avec un carnet de RDV plus rempli que celui d'un VRP...
Que reste-t-il comme temps pour la réflexion, l'introspection, l'imagination, la simple rêverie?
Une très jolie et ancienne chanson d'Anne Sylvestre disait: "C'est les rêves, c'est les rêves qui font grandir les enfants / C'est les rêves, c'est les rêves qui les poussent en avant"
Et pourquoi non?
vendredi 17 octobre 2008
Chapitre 3
Et sans ses lunettes, elle se voyait très bien, trop bien.
« Mais c’est le contraire » vous exclamez-vous dans votre fauteuil- ou dans votre lit- ou affalé sur le canapé- ou dans votre hamac- ou sur la lunette… ah non, pitié, un peu de considération pour la profession d’auteur qui a défaut d’être convenablement rémunérée mérite que ses œuvres ne soient pas lues dans n’importe quel petit coin tout de même ! « Elle se voit moins bien sans ses lunettes, forcément ! »
Je reconnais que pour la majorité écrasante des myopes, soit 99,9%, leur vue est beaucoup moins nette sans qu’avec verres correcteurs, et que leur premier geste au réveil et de redonner au monde des contours moins flous en les posant sur leur nez ou sur leurs rétines s’ils sont adeptes des lentilles.
Personnellement, j’ai reculé au plus tard possible l’usage des binocles et j’ai investi longtemps dans des loupes qui me permettaient de bouquiner dans mon lit sans avoir les bras tendus. Mais une de mes amies (je ne peux pas dire « petite » je ne les choisis jamais au dessous d’1m75) m’ayant un jour surpris chaussé de mes bésicles de substitution et trouvant cela « trop sexy », je joue maintenant assez bien de cet accessoire, après avoir longuement travaillé devant le miroir de la salle de bain le regard en dessus, la gestuelle du "je mets-j’enlève" et toute les possibilités sensuelles qui s’offre au malin binoclard.
Mais le sujet de mon propos, à savoir Loula et ses affres existentiels, ne concerne pas la population lambda de notre bonne vieille planète, géographiquement parlant la partie occidentale, en particulier les habitants du pays hexagonal et encore plus précisément les massiliens. Loula étant membre du 1% qui ne fait rien comme les autres, ses lunettes ne lui étaient d’aucune utilité pour percevoir clairement le monde environnant, bien au contraire. Puisque Loula portait des lunettes de myope depuis qu’elle avait découvert leur formidable brouillard protecteur.
Cela devait remonter à ses dix-onze ans, l’entrée au collège, je crois. Elle avait essayé par jeu la paire d’une copine et découvert que le monde en flou artistique semblait beaucoup plus doux. Aussi, elle n’avait eu de cesse de s’en faire prescrire en rusant avec malice l’oculiste qui n’y vit que du feu. Elle «oubliait » donc de porter ses lunettes pour leur usage prévu d’aide à la lecture et les chaussait allègrement pour errer dans la vie dans un monde parallèle, aux contours imprécis et duveteux.
Il y avait une chanson de Joe dassin qui racontait les affres sentimentaux d’une boulangère qu’un fidèle client ne remarquait pas, jusqu’à ce qu’elle décèle son problème et lui offre une paire de lunettes.
Si vous commencez à douter de la tactique de Loula en matière d’approche amoureuse, c’est bien, vous commencez à cerner le personnage ; et je ne peux donc que me féliciter de l’excellence du portrait que j’en ai dressé.
Car, en fait, comment peut-on choisir un partenaire si l’on n’en devine que les contours ? La chose est entendue, je pense pour tous, il est très difficile de ne pas se tromper en matière de choix amoureux ; A moins d’avoir choisi une stratégie telle que je vous l’ai expliquée précédemment, la plupart des gens tente de trouver au premier coup d’œil celui (ou celle) qui réunira les qualités intrinsèques de tout prince charmant (princesse) qui se respecte, à savoir, beauté, intelligence, disponibilité totale, confiance absolue, hygiène irréprochable et compte bancaire bien garni.
On choisit donc le plat pour son appétence, on goûte ensuite pour voir si les promesses alléchantes du menu sont tenues ; on sait d’ailleurs que ce système d’exigence maximale donne un pourcentage de divorces record et un pourcentage non moins grand de conjoints battus. Mais, au moins, on peut dire que chacun est responsable de son choix .
Or, dans le cas de Loula, vous avez compris que le terme « choix » n’est pas le plus adéquat. Elle choisissait ses partenaires selon la fragrance de leur eau de toilette, la couleur de leur chemise, leur stature, jamais sur leurs traits. Dans l’intimité des lumières tamisées de la chambre, cela n’avait guère d’importance, et puis les traits du visage n’étaient pas à vrai dire l’intérêt principal du monsieur dans ces moments là. Mais le matin, quand elle découvrait a giorno la bobine de son partenaire nocturne, il lui arrivait de penser parfois que choisir dans son habituel flou artistique pouvait mener à bien des déceptions.
C’est ainsi qu’elle découvrit un matin un rocker sur le retour qui devait être employé comme catalogue chez un tatoueur, un marin qui avait du souffrir du scorbut lors de sa dernière traversée de l’atlantique, un boxeur dont les arcades proéminentes venaient en ligne directe de son héritage génétique néandertalien,la palme d’or revenant à un certain Dominique qui lui demanda de pratiquer son injection hormonale…
« Mais c’est le contraire » vous exclamez-vous dans votre fauteuil- ou dans votre lit- ou affalé sur le canapé- ou dans votre hamac- ou sur la lunette… ah non, pitié, un peu de considération pour la profession d’auteur qui a défaut d’être convenablement rémunérée mérite que ses œuvres ne soient pas lues dans n’importe quel petit coin tout de même ! « Elle se voit moins bien sans ses lunettes, forcément ! »
Je reconnais que pour la majorité écrasante des myopes, soit 99,9%, leur vue est beaucoup moins nette sans qu’avec verres correcteurs, et que leur premier geste au réveil et de redonner au monde des contours moins flous en les posant sur leur nez ou sur leurs rétines s’ils sont adeptes des lentilles.
Personnellement, j’ai reculé au plus tard possible l’usage des binocles et j’ai investi longtemps dans des loupes qui me permettaient de bouquiner dans mon lit sans avoir les bras tendus. Mais une de mes amies (je ne peux pas dire « petite » je ne les choisis jamais au dessous d’1m75) m’ayant un jour surpris chaussé de mes bésicles de substitution et trouvant cela « trop sexy », je joue maintenant assez bien de cet accessoire, après avoir longuement travaillé devant le miroir de la salle de bain le regard en dessus, la gestuelle du "je mets-j’enlève" et toute les possibilités sensuelles qui s’offre au malin binoclard.
Mais le sujet de mon propos, à savoir Loula et ses affres existentiels, ne concerne pas la population lambda de notre bonne vieille planète, géographiquement parlant la partie occidentale, en particulier les habitants du pays hexagonal et encore plus précisément les massiliens. Loula étant membre du 1% qui ne fait rien comme les autres, ses lunettes ne lui étaient d’aucune utilité pour percevoir clairement le monde environnant, bien au contraire. Puisque Loula portait des lunettes de myope depuis qu’elle avait découvert leur formidable brouillard protecteur.
Cela devait remonter à ses dix-onze ans, l’entrée au collège, je crois. Elle avait essayé par jeu la paire d’une copine et découvert que le monde en flou artistique semblait beaucoup plus doux. Aussi, elle n’avait eu de cesse de s’en faire prescrire en rusant avec malice l’oculiste qui n’y vit que du feu. Elle «oubliait » donc de porter ses lunettes pour leur usage prévu d’aide à la lecture et les chaussait allègrement pour errer dans la vie dans un monde parallèle, aux contours imprécis et duveteux.
Il y avait une chanson de Joe dassin qui racontait les affres sentimentaux d’une boulangère qu’un fidèle client ne remarquait pas, jusqu’à ce qu’elle décèle son problème et lui offre une paire de lunettes.
Si vous commencez à douter de la tactique de Loula en matière d’approche amoureuse, c’est bien, vous commencez à cerner le personnage ; et je ne peux donc que me féliciter de l’excellence du portrait que j’en ai dressé.
Car, en fait, comment peut-on choisir un partenaire si l’on n’en devine que les contours ? La chose est entendue, je pense pour tous, il est très difficile de ne pas se tromper en matière de choix amoureux ; A moins d’avoir choisi une stratégie telle que je vous l’ai expliquée précédemment, la plupart des gens tente de trouver au premier coup d’œil celui (ou celle) qui réunira les qualités intrinsèques de tout prince charmant (princesse) qui se respecte, à savoir, beauté, intelligence, disponibilité totale, confiance absolue, hygiène irréprochable et compte bancaire bien garni.
On choisit donc le plat pour son appétence, on goûte ensuite pour voir si les promesses alléchantes du menu sont tenues ; on sait d’ailleurs que ce système d’exigence maximale donne un pourcentage de divorces record et un pourcentage non moins grand de conjoints battus. Mais, au moins, on peut dire que chacun est responsable de son choix .
Or, dans le cas de Loula, vous avez compris que le terme « choix » n’est pas le plus adéquat. Elle choisissait ses partenaires selon la fragrance de leur eau de toilette, la couleur de leur chemise, leur stature, jamais sur leurs traits. Dans l’intimité des lumières tamisées de la chambre, cela n’avait guère d’importance, et puis les traits du visage n’étaient pas à vrai dire l’intérêt principal du monsieur dans ces moments là. Mais le matin, quand elle découvrait a giorno la bobine de son partenaire nocturne, il lui arrivait de penser parfois que choisir dans son habituel flou artistique pouvait mener à bien des déceptions.
C’est ainsi qu’elle découvrit un matin un rocker sur le retour qui devait être employé comme catalogue chez un tatoueur, un marin qui avait du souffrir du scorbut lors de sa dernière traversée de l’atlantique, un boxeur dont les arcades proéminentes venaient en ligne directe de son héritage génétique néandertalien,la palme d’or revenant à un certain Dominique qui lui demanda de pratiquer son injection hormonale…
mercredi 15 octobre 2008
Consultation
19/08 De B. à V.
Comment elle va aujourd'hui la dame charmante que j'ai rencontrée hier et qui a si simplement éclairé ma soirée ?Quels sont ses états d'âme ?Levée ?Café ?Recouchée ?Bouquiné ?Déjeuné ?Siestée ?Occupée ?Desoeuvrée ?Animée ?Lovée ? ...Smack !
19/08 De V. à B.
-House! En consultation! -Je vous préviens Cody, je vais porter plainte pour harcèlement, pourquoi tous ces gens veulent-ils me voir?- Je vous rappelle que c'est un hôpial ici, et que ces gens sont des malades!
- Moi ausi je suis malade, et je n'en fais pas toute une histoire!
- Oui, House, mais vous êtes Dr et c'est votre job de les soigner!
- Mince, c'est vrai! faites moi penser à m'inscrire en formation fleuriste!
- Cabine 3! Patiente 47ans, état vaseux toute la journée, éruption épaule droite
-Je suis le Dr House.
-Je vais mourir, Dr, je vais mourir!
- Tout le monde va mourir, vous y compris. Mais pas tout de suite et pas dans mon service surtout, ce qui m'évitera de la paperasse! Tirez la langue
- Mais ces malaises,cette éruption Dr? Vous êtes sur que ce n'est pas la peste bubonique?
-Absolument, cessez de vouloir retenter le beurre cuit, de fumer comme un pompier et de servir de garde-manger aux moustiques. Avalez ce comprimé de bicarbonate et passez cette pommade apaisante et vous pourrez aller mourir où vous voulez.
- Déjà terminé, House?- J'ai sorti la grenouille de la vase, maintenant je vais sortir la moto du garage.
Fin de l'épisode
Bref, tu l'auras compris, l'eau du resto ne m'a pas réussi, comme quoi le vin est parfois plus sain!
lundi 13 octobre 2008
Rien ne sert de courir...
On dit que l'exactitude est la politesse des rois...
Comme dans une autre vie je devais être de sang royal, j'ai l'impossibilité viscérale d'arriver en retard à tout RDV. je prévois toujours une marge de manoeuvre suffisante pour arriver même en avance sur le quai de la gare, au cinéma, chez le médecin, au café où je retrouve des amies pour échanger les derniers potins de la semaine ou du mois selon nos disponibilités.
Ici, l'usage en veut tout autrement, il est même institutionnalisé, on appelle ça "le quart d'heure marseillais".
On sera plein d'indulgence pour le corps médical qui doit parfois faire face à des urgences.....
On comprendra les retardataires qui s'installent bruyamment alors que le film a commencé parce que les places de parking ont déjà été prises par ceux qui sont arrivés avant....
On acceptera que le train soit en retard puisqu'il y en a tellement d'autres qui sont à l'heure....
On patientera avec le sourire en attendant la retardataire du club des ragots parce que le plaisir de la voir est plus important que tout...
On sourira de façon beaucoup plus crispée quand il s'agira d'une réunion de travail....
Mais le pire, l'insupportable, l'exaspérantissime, c'est quand un AUTRE vous met en retard VOUS, la ponctualité personnifiée, et que vous n'avez pas le détachement habituel nécessaire à ce type de comportement. Vous voilà en transe parce que le train, l'avion, ne vont pas attendre eux et que la vitesse est limitée et que l'accés au dépose-minute est bouché et que... Ou bien que le patron n'aime pas les retardataires et se trouvent toujours justement là quand ça vous arrive d'en être une à cause des autres, et que la rime de ponctualité en sera réduite, et que ce n'est pas l'époque à se fairemal voir et que..."NO STRESS! " vous rétorque l'autre, qui sort superbement impeccable de votre taxi, le teint frais et la mine fière, alors que vous êtes en état de liquéfaction avancée... Et pourquoi non?
Comme dans une autre vie je devais être de sang royal, j'ai l'impossibilité viscérale d'arriver en retard à tout RDV. je prévois toujours une marge de manoeuvre suffisante pour arriver même en avance sur le quai de la gare, au cinéma, chez le médecin, au café où je retrouve des amies pour échanger les derniers potins de la semaine ou du mois selon nos disponibilités.
Ici, l'usage en veut tout autrement, il est même institutionnalisé, on appelle ça "le quart d'heure marseillais".
On sera plein d'indulgence pour le corps médical qui doit parfois faire face à des urgences.....
On comprendra les retardataires qui s'installent bruyamment alors que le film a commencé parce que les places de parking ont déjà été prises par ceux qui sont arrivés avant....
On acceptera que le train soit en retard puisqu'il y en a tellement d'autres qui sont à l'heure....
On patientera avec le sourire en attendant la retardataire du club des ragots parce que le plaisir de la voir est plus important que tout...
On sourira de façon beaucoup plus crispée quand il s'agira d'une réunion de travail....
Mais le pire, l'insupportable, l'exaspérantissime, c'est quand un AUTRE vous met en retard VOUS, la ponctualité personnifiée, et que vous n'avez pas le détachement habituel nécessaire à ce type de comportement. Vous voilà en transe parce que le train, l'avion, ne vont pas attendre eux et que la vitesse est limitée et que l'accés au dépose-minute est bouché et que... Ou bien que le patron n'aime pas les retardataires et se trouvent toujours justement là quand ça vous arrive d'en être une à cause des autres, et que la rime de ponctualité en sera réduite, et que ce n'est pas l'époque à se fairemal voir et que..."NO STRESS! " vous rétorque l'autre, qui sort superbement impeccable de votre taxi, le teint frais et la mine fière, alors que vous êtes en état de liquéfaction avancée... Et pourquoi non?
dimanche 12 octobre 2008
CHAPITRE 2
Donc, pour en revenir à notre histoire, Loula venait d’avoir 24 ans.
En fait c’était le jour même de son anniversaire.
Ce jour là, traditionnellement, elle s’imposait une épreuve terrible :
elle allait chez le coiffeur.
Je voudrais justifier l’emploi du « traditionnellement ».
Ce n’était pas une coutume locale de son quartier, qui comptait curieusement un nombre faramineux de salons au mètre linéaire, ce qui permettait d’ailleurs à Loula de glisser son hébétude annuelle de l’un à l’autre sans se faire remarquer. Il lui était facile après de passer devant les vitrines, camouflée derrière ses lunettes de myope sans reconnaître personne, si tant est que quelqu’un la reconnaisse.
Ce n’était pas non plus un usage familial : les femmes de sa famille étaient fort coquettes et n’avaient besoin de prétexte pour aller brunir, densifier, blondir, roulotter, raidir, frisotter, effiler, raccourcir, désépaissir ou mécher, leur magnifique chevelure héréditaire. Fidèles aux mêmes salons, elles étaient reconnues comme clientes et en tant que telles bénéficiaient d’un coup de peigne offert entre deux rendez-vous et d’un calendrier parfumé au nouvel an.
C’était une tradition personnelle que Loula avait inaugurée pour ses 18 ans et que son entêtement à vouloir changer les choses impossibles, d’aucuns diront son masochisme, lui faisait perpétuer chaque année.
Bien sur, je l’attendais, vous voulez savoir ce qui s’est passé le jour de sa majorité. Je vais vous la faire courte, si je puis dire : Loula est entrée dans le premier salon de coiffure qui ne connaissait personne du clan et elle est ressorti avec cinq centimètres maximum sur le crâne, ses longues boucles épaisses tapissant le sol au grand dam de l’apprentie qui était chargée du balayage.
Quand elle est arrivée chez elle, sa grand-tante s’est mise à pleurer, sa grand-mère a poussé un cri d’agonie, sa tante a hurlé des invectives à tous les saints du calendrier, sa mère lui a mis une claque (Rappelez moi de vous parler de sa mère) son père a levé les yeux du journal vers le ciel et a rallumé sa pipe. Levait-il les yeux au ciel par rapport à la nouvelle coiffure de sa fille ou aux réactions de la famille ? Peu importe puisqu’il avait renoncé depuis longtemps à s’immiscer dans les affaires de ces femelles qu’il considérait toutes, fille comprise, comme complètement toquées. Les cheveux n’avaient évidemment pu repousser comme à l’origine, si bien que Loula n’était jamais bien coiffée et renonçait une fois l’an à sa tentative de rattrapage des choses perdues
en s’infligeant, par expiation, la séance de torture le jour anniversaire de son forfait.
Je comprends votre étonnement : n’y vais-je pas un peu fort en parlant de « torture » d’« épreuve terrible» ?
Loin de moi l’idée d’agresser l’honorable profession des techniciens capillaires et pour ma part, j’apprécie grandement le léger massage crânien de la shampouineuse, les effluves d’amande du produit lavant, la serviette tiède, les mains expertes qui façonnent mèche après mèche un visage rajeuni, le cliquetis rythmé des ciseaux ou le doux vombrissement de la tondeuse, et le coup de plumeau final, et le sourire satisfait au miroir et…voilà, le problème crucial de Loula, c’était le miroir. Le supplice ce n’était ni le shampoing, ni la serviette, ni le peigne, ni les ciseaux, c’était de se regarder pendant une heure dans le miroir.
En fait c’était le jour même de son anniversaire.
Ce jour là, traditionnellement, elle s’imposait une épreuve terrible :
elle allait chez le coiffeur.
Je voudrais justifier l’emploi du « traditionnellement ».
Ce n’était pas une coutume locale de son quartier, qui comptait curieusement un nombre faramineux de salons au mètre linéaire, ce qui permettait d’ailleurs à Loula de glisser son hébétude annuelle de l’un à l’autre sans se faire remarquer. Il lui était facile après de passer devant les vitrines, camouflée derrière ses lunettes de myope sans reconnaître personne, si tant est que quelqu’un la reconnaisse.
Ce n’était pas non plus un usage familial : les femmes de sa famille étaient fort coquettes et n’avaient besoin de prétexte pour aller brunir, densifier, blondir, roulotter, raidir, frisotter, effiler, raccourcir, désépaissir ou mécher, leur magnifique chevelure héréditaire. Fidèles aux mêmes salons, elles étaient reconnues comme clientes et en tant que telles bénéficiaient d’un coup de peigne offert entre deux rendez-vous et d’un calendrier parfumé au nouvel an.
C’était une tradition personnelle que Loula avait inaugurée pour ses 18 ans et que son entêtement à vouloir changer les choses impossibles, d’aucuns diront son masochisme, lui faisait perpétuer chaque année.
Bien sur, je l’attendais, vous voulez savoir ce qui s’est passé le jour de sa majorité. Je vais vous la faire courte, si je puis dire : Loula est entrée dans le premier salon de coiffure qui ne connaissait personne du clan et elle est ressorti avec cinq centimètres maximum sur le crâne, ses longues boucles épaisses tapissant le sol au grand dam de l’apprentie qui était chargée du balayage.
Quand elle est arrivée chez elle, sa grand-tante s’est mise à pleurer, sa grand-mère a poussé un cri d’agonie, sa tante a hurlé des invectives à tous les saints du calendrier, sa mère lui a mis une claque (Rappelez moi de vous parler de sa mère) son père a levé les yeux du journal vers le ciel et a rallumé sa pipe. Levait-il les yeux au ciel par rapport à la nouvelle coiffure de sa fille ou aux réactions de la famille ? Peu importe puisqu’il avait renoncé depuis longtemps à s’immiscer dans les affaires de ces femelles qu’il considérait toutes, fille comprise, comme complètement toquées. Les cheveux n’avaient évidemment pu repousser comme à l’origine, si bien que Loula n’était jamais bien coiffée et renonçait une fois l’an à sa tentative de rattrapage des choses perdues
en s’infligeant, par expiation, la séance de torture le jour anniversaire de son forfait.
Je comprends votre étonnement : n’y vais-je pas un peu fort en parlant de « torture » d’« épreuve terrible» ?
Loin de moi l’idée d’agresser l’honorable profession des techniciens capillaires et pour ma part, j’apprécie grandement le léger massage crânien de la shampouineuse, les effluves d’amande du produit lavant, la serviette tiède, les mains expertes qui façonnent mèche après mèche un visage rajeuni, le cliquetis rythmé des ciseaux ou le doux vombrissement de la tondeuse, et le coup de plumeau final, et le sourire satisfait au miroir et…voilà, le problème crucial de Loula, c’était le miroir. Le supplice ce n’était ni le shampoing, ni la serviette, ni le peigne, ni les ciseaux, c’était de se regarder pendant une heure dans le miroir.
samedi 11 octobre 2008
Arrêt sur image
17/08 De V. à B.
Las! Ne voyant à l'horizon que l'herbe qui verdoie et le soleil qui poudroie, et pas le moindre petit vermiceau de mail pour s'esbaudir sur ma bobine, j'en déduisis que ceste dernière n'avait point charmé le sieur B., et qu'il était alors parti chasser sur d'autres terres plus giboyeuses en blondes à forte poitrine.
18/08 De B. à V.
Tu m'as m'a fait mourrrrrrrrrir de rire !!! Tu peux m'en envoyer autant que tu veux des "comme ça" Merci mille fois !!!J'adore !!!
19/09e V. à B.
VERDICT: Attendu que la bobine de V. a été jugée au goût de B. , attendu que les vacances arrivent à leur fin et que le temps perdu ne se rattrape guère, en vertu de l'article 22/12 du code du site de rencontre, le susnommé B. est condamné par le tribunal affectif à donner rendez-vous à la susnommée V., avec application immédiate du jugement, sans appel possible sinon téléphonique au 06 ....
Las! Ne voyant à l'horizon que l'herbe qui verdoie et le soleil qui poudroie, et pas le moindre petit vermiceau de mail pour s'esbaudir sur ma bobine, j'en déduisis que ceste dernière n'avait point charmé le sieur B., et qu'il était alors parti chasser sur d'autres terres plus giboyeuses en blondes à forte poitrine.
18/08 De B. à V.
Tu m'as m'a fait mourrrrrrrrrir de rire !!! Tu peux m'en envoyer autant que tu veux des "comme ça" Merci mille fois !!!J'adore !!!
19/09e V. à B.
VERDICT: Attendu que la bobine de V. a été jugée au goût de B. , attendu que les vacances arrivent à leur fin et que le temps perdu ne se rattrape guère, en vertu de l'article 22/12 du code du site de rencontre, le susnommé B. est condamné par le tribunal affectif à donner rendez-vous à la susnommée V., avec application immédiate du jugement, sans appel possible sinon téléphonique au 06 ....
jeudi 9 octobre 2008
A vot'bon coeur, messieurs dames!
"Travailler plus pour gagner plus", riche idée !
Mais voilà qu'une crise économique saisonnière nous coince un peu aux entournures et que cela devient "travailler plus pour gagner pareil" dans le meilleur des cas (je vous ai déjà expliqué que j'étais sensée faire partie des chanceux qui n'avaient pas à se plaindre...) ou "travailler plus pour gagner moins " dans le pire des cas. Heureusement que dans notre pays, une valeur sure reste la famille, qui est la première base de soutien moral, matériel et financier.
Aussi, je me tourne vers les grands-parents en argumentant pour la jeunesse: un petit coup de pouce pour permettre aux ados de passer le permis conduite accompagnée,et/ou pour leur permettre de poursuivre leurs études dans le choix de leur orientation, qui va nécessiter une structure d'accueil privée, donc payante même trés raisonnablement,et/ou de s'équiper en deux roues pour gagner en autonomie, et/ou d'effectuer un séjour linguistique.
La réponse ne se fait pas attendre:
1/ inutile de passer le permis, inutile de passer le bac et de faire des études longues quand on manque de plombiers et de mécaniciens qui gagnent trés bien leur vie, inutile d'avoir un deux-roues, inutile de voyager à l'étranger
2/ ils ne sont pas plus riches que nous, et d'ailleurs ils ont de gros frais pour l'ascenseur de leur résidence secondaire
3/ nous ne les aimons pas
Ben... Et pourquoi non?
Mais voilà qu'une crise économique saisonnière nous coince un peu aux entournures et que cela devient "travailler plus pour gagner pareil" dans le meilleur des cas (je vous ai déjà expliqué que j'étais sensée faire partie des chanceux qui n'avaient pas à se plaindre...) ou "travailler plus pour gagner moins " dans le pire des cas. Heureusement que dans notre pays, une valeur sure reste la famille, qui est la première base de soutien moral, matériel et financier.
Aussi, je me tourne vers les grands-parents en argumentant pour la jeunesse: un petit coup de pouce pour permettre aux ados de passer le permis conduite accompagnée,et/ou pour leur permettre de poursuivre leurs études dans le choix de leur orientation, qui va nécessiter une structure d'accueil privée, donc payante même trés raisonnablement,et/ou de s'équiper en deux roues pour gagner en autonomie, et/ou d'effectuer un séjour linguistique.
La réponse ne se fait pas attendre:
1/ inutile de passer le permis, inutile de passer le bac et de faire des études longues quand on manque de plombiers et de mécaniciens qui gagnent trés bien leur vie, inutile d'avoir un deux-roues, inutile de voyager à l'étranger
2/ ils ne sont pas plus riches que nous, et d'ailleurs ils ont de gros frais pour l'ascenseur de leur résidence secondaire
3/ nous ne les aimons pas
Ben... Et pourquoi non?
mercredi 8 octobre 2008
Chapitre 1
Loula avait très mal démarré dans la vie.
Elle croyait que tout n’était que paix et amour.
A 4ans, quand elle ne s’appelait pas encore Loula – mais il vous faudra avaler quelques chapitres encore pour savoir pourquoi- en voyant des amoureux s’embrasser dans la rue, elle dit à sa mère (faites-moi penser à vous parler de sa mère) : « Tu vois, maman, tout le monde s’aime ! »
A 4 ans, c’était mignon, à 24 c’était confondant de naïveté.
Donc, au début de notre histoire …
Quand je dis « notre » je veux dire la vôtre, chers lecteurs, et moi qui la raconte, ne croyez surtout pas que j’ai eu « une histoire » avec Loula.
J’ai toujours su éviter soigneusement les embrouilles avec ce genre de filles qui se posent deux mille questions à la minute et jamais les bonnes.
Non, moi mon type c’est un peu « sois belle et tais-toi », vous voyez, rien dans la tête et tous dans les seins, je vous assure, c’est ultra reposant pour les méninges.
Il faut aimer les boîtes et les soirées people, se balader avec sa golden carte même en nocturne, avoir des petits vieux pour voisins qui, sans leur sonotone, ne trouveront pas que la demoiselle est un peu bruyante à l’horizontale, fréquenter une salle de gym avec régularité même si le court de squash n’est libre qu’au jour et à l’heure de la finale Roland-Garros, de la finale du tournoi des six nations ou de tout autre événement sportif primordial.
Mais en contre partie, la belle ne vous demandera jamais si la position de l’ONU a bien été crédible par rapport à l’Irak, elle n’insistera pas pour que vous creviez enfin l’abcès de la querelle qui vous oppose à votre putain de petit frère chouchou, elle ne vous questionnera pas sur le niveau de votre religiosité, bref, elle ne vous emmerdera pas ! Si, de plus, vous pouvez trouver une étrangère au charmant accent qui ne possède que le strict vocabulaire vital de notre langue,c’est bingo !
Une règle d’or à respecter absolument toutefois, si vous voulez garder cet état de tranquillité d’esprit, ne jamais, JAMAIS épouser.
Elle croyait que tout n’était que paix et amour.
A 4ans, quand elle ne s’appelait pas encore Loula – mais il vous faudra avaler quelques chapitres encore pour savoir pourquoi- en voyant des amoureux s’embrasser dans la rue, elle dit à sa mère (faites-moi penser à vous parler de sa mère) : « Tu vois, maman, tout le monde s’aime ! »
A 4 ans, c’était mignon, à 24 c’était confondant de naïveté.
Donc, au début de notre histoire …
Quand je dis « notre » je veux dire la vôtre, chers lecteurs, et moi qui la raconte, ne croyez surtout pas que j’ai eu « une histoire » avec Loula.
J’ai toujours su éviter soigneusement les embrouilles avec ce genre de filles qui se posent deux mille questions à la minute et jamais les bonnes.
Non, moi mon type c’est un peu « sois belle et tais-toi », vous voyez, rien dans la tête et tous dans les seins, je vous assure, c’est ultra reposant pour les méninges.
Il faut aimer les boîtes et les soirées people, se balader avec sa golden carte même en nocturne, avoir des petits vieux pour voisins qui, sans leur sonotone, ne trouveront pas que la demoiselle est un peu bruyante à l’horizontale, fréquenter une salle de gym avec régularité même si le court de squash n’est libre qu’au jour et à l’heure de la finale Roland-Garros, de la finale du tournoi des six nations ou de tout autre événement sportif primordial.
Mais en contre partie, la belle ne vous demandera jamais si la position de l’ONU a bien été crédible par rapport à l’Irak, elle n’insistera pas pour que vous creviez enfin l’abcès de la querelle qui vous oppose à votre putain de petit frère chouchou, elle ne vous questionnera pas sur le niveau de votre religiosité, bref, elle ne vous emmerdera pas ! Si, de plus, vous pouvez trouver une étrangère au charmant accent qui ne possède que le strict vocabulaire vital de notre langue,c’est bingo !
Une règle d’or à respecter absolument toutefois, si vous voulez garder cet état de tranquillité d’esprit, ne jamais, JAMAIS épouser.
mardi 7 octobre 2008
Avant la rencontre...
17/08 Bonjour B.!
J'espère qu'après cet échange de photo, nous aurons l'occasion de converser un peu;
si tu n'as pas msn, ce sera donc sur le dial !V.
PS: pas de photos de meilleure qualité (et je parle autant du grain que du modèle!)
18/08 Bonjour V.,
j'ai bien reçu tes "images" et même si la définition n'est pas très bonne, j'ai vraiment trouvé le modèle charmant !Nous avons beaucoup à apprendre l'un sur l'autre (sans mauvais jeu de mot ! ...sourires...) et je te propose d'échanger nos tél.
J'aimerai beaucoup ajouter une voix au peu que je connais de toi.
Très bonne journée.A très bientôt j'espère.
Bruno
19/08 Chère V.Rastaquouère : Dernière promotion avant la rentrée! Deux boîtes e-mail pour le prix d'une! Répondez à votre courriel sur m* et découvrez après que votre correspondant a eu la même géniale idée que vous : donner son n° de phone!Puis patientez pour recevoir son appel en souhaitant qu'il sache mieux se servir du téléphone que du dial...
J'espère qu'après cet échange de photo, nous aurons l'occasion de converser un peu;
si tu n'as pas msn, ce sera donc sur le dial !V.
PS: pas de photos de meilleure qualité (et je parle autant du grain que du modèle!)
18/08 Bonjour V.,
j'ai bien reçu tes "images" et même si la définition n'est pas très bonne, j'ai vraiment trouvé le modèle charmant !Nous avons beaucoup à apprendre l'un sur l'autre (sans mauvais jeu de mot ! ...sourires...) et je te propose d'échanger nos tél.
J'aimerai beaucoup ajouter une voix au peu que je connais de toi.
Très bonne journée.A très bientôt j'espère.
Bruno
19/08 Chère V.Rastaquouère : Dernière promotion avant la rentrée! Deux boîtes e-mail pour le prix d'une! Répondez à votre courriel sur m* et découvrez après que votre correspondant a eu la même géniale idée que vous : donner son n° de phone!Puis patientez pour recevoir son appel en souhaitant qu'il sache mieux se servir du téléphone que du dial...
lundi 6 octobre 2008
Brac à Rubriques
Je suis loin d'être une maniaque du rangement et de l'organisation...
Les changements de saison m'obligent à permuter les pulls et les shorts sur les étagères pour ne pas avoir à jouer quotidiennement les équilibristes sur le tabouret, au risque de me rompre le cou pour attraper LE vêtement désiré-d'où l'expression "fashion victim"?- mais après, c'est plutôt style vide-grenier que boutique high tech = un pull par m2 de présentation.
La coupure soudaine de ma ligne téléphonique me rappelle qu'il serait judicieux de m'intéresser à la pile de facture pour retrouver celle qui semble contrarier France Télécom.
Mais je vais vraiment faire des efforts pour que vos vous y retrouviez dans mon blog, promis!
Posons donc
" Et pourquoi non? " sera réservé aux billets d'humeur,
"Oh la la Loula!"sera consacré à un récit romancé,
"elle&lui.com " sera le compte rendu pseudo fidèle du dial sur un site de rencontre mythique, dont je tairai le nom, entre deux de mes amis, dont je tairai les noms aussi, mais qui se reconnaîtront. Quoi? Du Blog-Réalité Show? Aucun respect de la vie privée, des sentiments personnels, aucune pudeur ???
Ben... Et pourquoi non?
Les changements de saison m'obligent à permuter les pulls et les shorts sur les étagères pour ne pas avoir à jouer quotidiennement les équilibristes sur le tabouret, au risque de me rompre le cou pour attraper LE vêtement désiré-d'où l'expression "fashion victim"?- mais après, c'est plutôt style vide-grenier que boutique high tech = un pull par m2 de présentation.
La coupure soudaine de ma ligne téléphonique me rappelle qu'il serait judicieux de m'intéresser à la pile de facture pour retrouver celle qui semble contrarier France Télécom.
Mais je vais vraiment faire des efforts pour que vos vous y retrouviez dans mon blog, promis!
Posons donc
" Et pourquoi non? " sera réservé aux billets d'humeur,
"Oh la la Loula!"sera consacré à un récit romancé,
"elle&lui.com " sera le compte rendu pseudo fidèle du dial sur un site de rencontre mythique, dont je tairai le nom, entre deux de mes amis, dont je tairai les noms aussi, mais qui se reconnaîtront. Quoi? Du Blog-Réalité Show? Aucun respect de la vie privée, des sentiments personnels, aucune pudeur ???
Ben... Et pourquoi non?
dimanche 5 octobre 2008
C'est pas gagné!
Très fière de mes premiers pas sur MON blog, je me relis et découvre avec une honteuse stupéfaction des Zorribles fautes.... Et bien sur, j'ai une excuse - au rayon surgelés, une minute au micro-ondes, prête à servir- Je n'ai pas le monopole du fabuleux équipement informatique domestique et il suffit que je m'installe devant le clavier pour qu'un autre membre de la population de cette sympathique mais surpeuplée résidence me lance un tonitruant "besoin de l'ordi!" sans appel. Bien entendu, pour toute activité beaucoup plus sérieuse et indispensable à la vie sociale du sus-nommé -traitement de texte, comptabilité, recherche documentaire, mail vital, connection de survie à MSN, recharge musicale, etc- que du bla-bla de bazarette!
La lutte des classes promet d'être chaude cet hiver.
Et pourquoi non?
La lutte des classes promet d'être chaude cet hiver.
Et pourquoi non?
Budget Loisirs
Dans un article de je ne sais plus quel journal, il était expliqué que le "pouvoir d'achat", qui comme chacun le sait est en baisse, ne couvrait pas la même réalité économique à notre époque que ce qu'il representait au siècle dernier,par exemple. Ainsi, le fait d'avoir télévision, équipement et abonnement informatique, téléphone portable, était actuellement considéré comme normal de nos jours et comme un luxe il y a une décennie. La conclusion de l'article était que nous n'étions donc pas tant en perte de pouvoir d'achat si on pouvait encore manger et se loger hors de ces dépenses.
Super! Ma bonne conscience en prend un coup et je vais arrêter de ronchonner puisque je fais partie des gens qui remplissent leur caddie, paye leur loyer ET bénéficie de ces équipements!
Après tout, il ne m'est pas indispensable, d'aller chez le coiffeur, au cinéma, d'acheter des CD, des vidéos, des livres ou des magazines, de regarnir ma garde-robe, ou même de partir en vacances..
Alors j'ai décidé de profiter du Net pour passer le temps en prenant du vôtre.
Et pourquoi non?
Super! Ma bonne conscience en prend un coup et je vais arrêter de ronchonner puisque je fais partie des gens qui remplissent leur caddie, paye leur loyer ET bénéficie de ces équipements!
Après tout, il ne m'est pas indispensable, d'aller chez le coiffeur, au cinéma, d'acheter des CD, des vidéos, des livres ou des magazines, de regarnir ma garde-robe, ou même de partir en vacances..
Alors j'ai décidé de profiter du Net pour passer le temps en prenant du vôtre.
Et pourquoi non?
Inscription à :
Articles (Atom)