vendredi 30 janvier 2009

Lonely heart

C’est un cœur solitaire
Qui poursuit son chemin
Sans demander sa route.
Parfois un peu perdu,
Il cherche la lumière
D’un abri pour la vie.
Parfois un peu troublé
Il reste pour un soir
Dans un abri furtif.
Parfois un peu secret
Il demeure tapi
Dans un abri douillet.
Parfois lassé de tout
Il songe à s’arrêter
De battre…
Parfois un peu trop gai
Il s’emballe d’amour
Dans des rêves secrets.

mardi 27 janvier 2009

Chapitre 20

Jérémie avait dû sentir que Loula n’était pas entièrement convaincue par sa dernière prestation car il précipita les choses : il l’emmena dîner dans le restaurant chic, le même que celui de leur première rencontre et au dessert,à la lumière des bougies, lui offrit une bague en lui demandant de l’épouser. C’était tellement romantique…mais tellement prématuré… Loula se mit à pleurer, ce que Jérémie mit sur le compte de l’émotion.
C’est que le jour même, elle avait revu Olivier et lui avait demandé de but en blanc ce qu’il pensait de ses réponses au questionnaire. Olivier se mit à rire et avoua qu’il avait soigneusement répondu pour avoir « tout faux ». Ses études et ses connaissances en psychologie, puisqu’il comptait se spécialiser en psychiatrie, lui avaient permis de savoir ce que Loula trouverait rédhibitoire, et il voulait justement l’apprivoiser par ce qu’il était vraiment et non pas par ce qu’elle aurait voulu qu’il soit. C’est pour cela aussi qu’inversement, il n’avait pas triché en ne donnant que des réponses idéales. Loula s’étonna. Comment pouvait-il savoir les réponses idéales ou non ?Parce que je te connais depuis si longtemps… Loula eut une grimace de dépit. Non, pitié, pas le coup de la vie antérieure ou de l’âme sœur ! Mais ce fut une réalité beaucoup plus prosaïque que lui présenta Olivier. « Je te connais depuis des années, Mary-Sophie Martinot-Galanis sans t’avoir jamais vue qu’en photo. Ma mère et ta tante ont une amie commune. Et j’ai entendu parler de toi depuis que je suis petit ; je connais tes lubies, ta fausse myopie (ta tante n’a jamais été dupe, tu sais), tes frasques sentimentales et tes révoltes capillaires, tes réussites scolaires et ta première sortie, ton cabinet et tes méthodes thérapeutiques. Je suis amoureux depuis des années.Et j’attendais qu’un jour je puisse venir à toi. Alors, quand tu t’es décidée pour la chasse au mari, j’ai supplié ma mère d’intercéder en ma faveur. Je n’ai jamais été un candidat officiel, je n’aurais pas passé la barre des présélections. Ta tante a donné un petit coup de pouce au hasard en glissant mon C.V dans la liste finale… Et c’est pour cela que je n’ai pas voulu user du questionnaire comme une arme fatale ».
Loula en resta muette. Devait-elle se fâcher contre ce complot orchestré de main de maître par sa chère tatie ? Devait-elle craquer devant tant d’obstination amoureuse ?
Et là, ce soir, une demande en mariage ! Un peu beaucoup pour elle ! Alors oui, de l’émotion, mais certainement pas celle à laquelle pensait Jérémie…
Elle se leva en priant Jérémie de l’excuser et se réfugia dans les toilettes du restaurant. Quand Olivier décrocha son portable elle le questionna, en sanglotant
- Et je suppose que toi aussi tu voudras que j’arrête de travailler pour s’occuper de nos enfants ?
- mais non, quelle idée ! … Tu as dit « nos enfants » ? Dis moi où tu te trouves,
et s’il te plaît attends-moi, j’arrive !
Moins d’un quart d’heure plus tard, Loula s’enfuit sur la moto d’Olivier.
Et ce fut cette nuit là, où ils firent l’amour pour la première fois du reste de leur vie, que son amour s’écria « Oh la la Loula ! »
POINT FINAL

vendredi 23 janvier 2009

Merci beaucoup

Dire bonjour en arrivant dans un lieu
Demander la parole pour intervenir dans une assemblée
Utiliser des formules de courtoisie
Savoir s’excuser
Remercier les gens qui me renseignent
Attendre son tour
Trop polie pour être honnête ?
Trop polie pour être respectée surtout !
Les règles du jeu ont changé, tout le monde veut écraser tout le monde et les abrutis comme moi qui croient encore à la préséance, au respect et à toutes ces vieilleries démodées se font marcher sur les pieds !
Alors que faire ? Comme tout le monde ? Pas trop mon genre ça, je tiens à mon individualité et à mes valeurs…..
Mais j’en ai plus qu’assez de me faire passer devant….
Je pourrais de temps en temps oser en remettre un à sa place.
Il prendra pour neuf autres qui n’auront pas eu de remarque,
mais neuf de perdus, un de sauvé !
Et pourquoi non ?

jeudi 22 janvier 2009

Il y a comme un frémissement...

Il y a comme un frémissement de l’air,
Un souffle si léger
Qu’il faut tendre l’oreille.
Des oiseaux sont passés
Dans un éclair joyeux.
Le soleil traîne un peu
Le soir pour se coucher.
Les arbres s’impatientent
D’être encore découverts.
Les frimas déjà se dentellent,
Et le parfum de bois brûlé
Se nuance de fleurs.
Il est encore loin,
Mais on sait qu’il arrive,
A petits pas timides,
A coups d’ailes légers,
Le papillon vernal.

mercredi 21 janvier 2009

Chapitre 19

Je n’aime pas trop les histoires « à l’eau de rose » et pourtant je me rends bien compte que je suis en train de vous en raconter une….. Je pourrais évidemment tricher un peu, et choisir une fin beaucoup moins fine (ah ah ah) mais même un peu roublard et truand, je me dois d’être honnête dans mon récit.
Croyez bien que je le regrette, et j’aimais bien cette Loula un brin givrée qui collectionnait les hommes et soignait ses patients à la fringothérapie !
Est-ce ma faute si elle a décidé de rentrer dans le droit chemin affectif et social
en convolant ? Tant pis pour elle !
Moi, en tous cas, je continuerai à vieillir avec mes blondes platinées, mon wisky
et mes virées nocturnes et je ne m’en porterais que mieux. Je mentirais en disant que je n’ai jamais de coup de blues face à la solitude, heureusement vite passés.
Ce serait cher payé de s’aliéner quelqu’un à domicile fixe pour quelques passages
à vide ! Je veux pouvoir continuer à lire ou à écrire à n’importe quelle heure, à me soucier comme d’une guigne de mon taux de cholestérol, à fumer sans me préoccuper des avertissements, ô combien lourds, sur mes paquets de clope, à traîner en nippes et pas rasé quand ça me chante, à ne pas rentrer à une heure déterminée, à laisser ma chambre en zone sinistrée si je ne suis pas en veine de ménage, à ronfler ou même péter au lit sans complexes et autres facilités fournies gratuitement aux célibataires !
Je n’aurais pas d’enfant, et alors ? Je ne suis pas assez présomptueux pour penser que la transmission de mes gènes serait indispensable à l’humanité. Je ne suis pas non plus assez fort, sous mes dehors de grand gaillard désabusé, pour prendre la responsabilité d’élever un enfant, de lui apporter les fondements nécessaires à la construction de sa propre vie. (ça c’est mon côté philosophe désabusé) et je ne me vois pas non plus devoir l’accompagner à la crèche, chez le pédiatre,à l’école, chez le dentiste, aux cours de judo-foot-karaté-danse-musique-basket-gym-etc, au collège, aux anniversaires, aux réunions de parents, aux départs en colo, aux arrivées, chez l’orthodontiste, au lycée, aux cours de code, aux courses de rentrée scolaire, aux leçons de conduite, à la fac (ça c’est mon côté pépère égoïste)
Eh là ! Vous pensez que je vais me déboutonner et vous raconter ma petite enfance et tout le saint frusquin ? Comme si cela avait un quelconque rapport avec ceci !
Vous lisez trop de magazines féminins vous aussi et vous regardez trop la télé !

lundi 12 janvier 2009

Chapitre 18

Car entre-temps Jérémie était revenu et avait repris sa cour assidue auprès de Loula. Selon le questionnaire infaillible, c’était pourtant lui l’homme idéal, et certainement pas Olivier ! D’où venait alors ce sentiment confus de faire le
mauvais choix ? Jérémie était toujours aussi prévenant « Ne conduis pas si vite,
il y a trop de piétons imprudents » « Ne conduis pas si lentement, il y a une file de voiture qui se forme derrière toi » « N’écoute pas cette radio, elle ne passe que du jazz »….. Mais finalement, était-ce de la prévenance ou du dirigisme ? Loula en eut le cœur net lorsqu’ils évoquèrent leur passé affectif. Jérémie lui expliqua que sa rupture sentimentale était due à un désaccord complet sur leur conception de la famille. Ce n’est pas que sa précédente fiancée ne voulait pas d’enfants, mais elle avait dans l’idée de continuer à travailler au lieu de rester à la maison pour s’en occuper ! Loula en avala son verre de vin blanc de travers. « Mais ta mère est bien enseignante ? » « Etait. Elle a su choisir entre une carrière ennuyeuse et le rôle sacrée de mère de famille. Elle s’est consacrée uniquement à sa famille, et nous en avons tous étaient très heureux ! ». Loula resta interloquée. Etait-il en train de lui demander d’abandonner son cabinet de psychologue pour devenir femme au foyer ?
« Absolument. Et je serai là pour pourvoir aux besoins matériels de toute notre petite famille. Tu n’auras à t’inquiéter de rien, je gagne assez pour deux et plus. »
Loula rentra chez elle fort perplexe et décida d’en parler à la tribu.
Sa grand-mère trouva magnifique qu’en ces temps modernes Jérémie s’engage à assurer entièrement les finances du ménage, sans obliger son épouse à « faire bouillir la marmite ».
Sa mère affirma que les diplômes étaient nécessaires à une femme pour acquérir un certain niveau intellectuel qui lui permettra de tenir son rang dans la meilleure des sociétés, dans laquelle Jérémie l’introduira sans nul doute, mais qu’il n’était pas pour autant nécessaire de les mettre en application.
Son père décréta qu’il n’avait rien contre le travail féminin, mais que celui-ci lui avait toujours semblé plus une contraint alimentaire pour les ménages qui ne pouvaient boucler leur budget sans cet apport, qu’une véritable libération de la femme, qui voyait sa journée de travail souvent doublée par les tâches domestiques, et que si
Jérémie pouvait permettre à sa fille de profiter de la vie sans s’éreinter au travail, il n’en serait que plus heureux pour elle. (C’était d’ailleurs la première fois qu’il s’exprimait aussi longuement et il en avait laissé sa pipe s’éteindre!).
Seule sa tante demeurait silencieuse.
Puis dit soudain à haute voix « Je ne suis pas d’accord avec vous »
Stupéfaites par cette trahison, sa mère et sa sœur en restèrent bouche bée. « J’aurais bien aimé exercer un métier qui m’aurait passionnée ; Toi, tu as cette chance. Alors, choisis en fonction de ton cœur et de tes aspirations profondes, n’écoute pas le chant des sirènes du confort et du porte-monnaie. Si tu as le bonheur d’avoir des enfants, oui, il te faudra jongler entre ton travail et ta vie familiale et oui, tu seras parfois fatiguée. Mais tu ne seras pas seule si tu choisis un mari qui saura vraiment partager avec toi tout ce qui concernera la maison et les enfants, parce qu’il voudra tout autant que toi concilier travail et famille, quitte à n’être pas aussi riche d’argent mais tellement plus riche d’amour. Et puis nous serons là, nous tous ici présent, pour vous aider».
Loula devait revoir Olivier, elle voulait lui demander quelle était sa conception du travail féminin. Et puis lui demander aussi franchement ce que représentait ses réponses au questionnaire !

vendredi 9 janvier 2009

C'est le BLANC!

Neige dans le sud!
Evidemment, routes bloquées, transports arrêtées, écoles fermées, panique en ville....
C'est que voyez-vous, par ici,
nos collectivités sont plus équipées en filtreuses de sable qu'en chasse-neige !
Que nos voitures ont plus de pare-soleils que de chaînes!
Que nos armoires comptent plus de tongs que d'après-skis!
Comme cela n'arrive qu'une fois par décennie, on attend que ça passe....
Tout de même, que c'est beau la Provence sous la neige!
Alors tant pis pour le chauffage en surconsommation,
les chaussures peu adaptées,
les surcouches de vêtements,
admirons la délicate dentelle des toitures,
les fleurs de cotonnier qui décorent nos arbres morts,
le sucre glace qui saupoudrent nos gourmands pins parasols,
le tapis de silence qui recouvre nos jardins,
et réjouissons nous sous cape, comme des enfants,
de cette merveilleuse surprise d'hiver.
Et pourquoi non?

jeudi 8 janvier 2009

Chapitre 17

Chapitre 17
Première surprise, ce fut en moto qu’il arriva, et lui proposa sans façon de mettre
un casque et d’enfourcher sa bécane( !) derrière lui ; il l’emmenait dans un petit
resto sympa ( !!) ou des potes ( !!!) musiciens donnait ce soir un concert.
Deuxième surprise, le resto en question se trouvait sur une péniche, et la déco était le fait de jeunes artistes qui trouvaient là un lieu d’exposition gratuit à leur disposition.
La cuisine était franco-africaine, car le propriétaire, un ancien cuistot de la Marine Nationale avait épousé une sénégalaise rencontrée lors d’une mission à Dakar,
et l’amour avait joliment métissé la gastronomie et les enfants. Loula se régala comme jamais, ce qui, venant de son appétit de moineau, était un fameux compliment !
Troisième surprise , le groupe jouait du jazz et de la soul d’une façon remarquable.
Et quatrième surprise, Olivier s’avéra un convive très sympathique. Loula l’attendait au tournant de chaque phrase pour débusquer le machisme qu’il devait essayer de dissimuler, mais ou bien c’était un champion de poker, ou quelque chose clochait dans ses réponses au questionnaire.
Elle apprit donc en vrac : tous ses faux bonds au rendez-vous étaient dus à son examen d’internat ; quand il était petit, il voulait être Père Noël ; il était l’aîné de quatre enfants et il adorait sa fratrie ; il était très gourmand ; il avait perdu son père très jeune ; il savait faire la cuisine ; il était fan de cinéma ; il avait une mère super ;
il aimait danser ; il était passionné par son métier ; il donnait des cours pour financer ses études ; il pratiquait le basket-ball ; il voulait aider les gens ; il vivait en colocation avec deux autres étudiants.
Il apprit de Loula beaucoup de choses que vous connaissez parce que je vous les
ai racontées (la fausse myopie, le changement de prénom, les relations avec sa mère, le matriarcat héréditaire, etc) et d’autres qu’elle ne s’était peut-être pas avoués encore à elle-même : cette idée de mariage arrangé prouvait que sous son masque d’indépendance, elle avait besoin de structures stables ; elle n’était pas si heureuse que ça dans sa vie ; elle ne savait pas très bien qui elle était vraiment ; elle aimait aider les gens et savait bien le faire ; elle savait moins s’aider elle-même ; elle était trop naïve, du genre « tout le monde s’aime ».
Olivier savait écouter et Loula se confia comme jamais. Toujours honnête, elle lui dit qu’elle s’était pratiquement engagée avec quelqu’un, mais qu’elle voudrait pourtant le revoir, si tel était également son désir. Ils décidérent très conventionnellement d’un rendez-vous pour le lendemain soir. Mais quand Olivier la raccompagna chez elle, qu’il lui prit doucement le visage entre ses mains et qu’il déposa sur ses lèvres un simple et doux baiser, elle se sentit chavirer. Tout cela devenait bien compliqué !

samedi 3 janvier 2009

Rouletabille

On situe parait-il l'invention de la roue vers 3500 ans avant J-C.
Mais elle n'a vaiment été utilisée technologiquement que beaucoup plus tard,
il y a même des civilisations qui ne l'ont jamais utilisée en tant que tel.
Est-ce pour autant qu'elles ne tournaient pas rond? On peut se le demander...

Dans le boudhisme,c'est le symbole de la vie, que l'on trouve dans les temples.
Pour le Christianisme, elle représente plutôt un supplice.
Chacun pousse à la roue dans le sens qu'il veut bien ou mal lui donner....

Vous vous souvenez du jour où vous avez enlevé les "petites roues"de votre vélo?
Ce n'était pas si facile que ça! Mais après cette victoire, quelle sensation
merveilleuse d'être pour la première fois en roue libre !

Et puis la période du permis, le fameux papier rose qu'on était si fier d'obtenir
et qui vous permettait d'acheter une occasion, qui n'était pas toujours bonne,
avec laquelle on démarrait sur les chapeaux de roue!

De la poussette (4 ) au tricycle (3 ) puis au vélo de grand (4 puis 2 )
la roue du temps tourne ses rayons.
Je n'ai jamais mis des bâtons dans les roues de mes enfants
pour qu'ils roulent vers leur avenir, sur 4 ou 2 roues,
ils ont choisi leur mode de transport en fonction de leur préférence.
Et pourquoi non?

vendredi 2 janvier 2009

Chapitre 16

Ce fut le grand soir.
Jérémie vint chercher Loula à domicile, apportant une boîte de chocolats fins pour ces dames, un vieux cognac pour le monsieur, et un délicat bracelet en or pour la demoiselle, qui finissait de se préparer. Il les charma tous et on pouvait lire dans leurs yeux « gendre idéal » clignoter ou tout comme. Loula se montra enfin, délicieuse dans un fourreau de velours pourpre, les épaules délicatement recouvertes d’une étole de mousseline de même nuance. Bien entendu, à son poignet brillait l’éclat du cadeau du prétendant (et déjà futur fiancé).
Jérémie fut tout à fait ébloui…. Et Loula le trouva magnifique aussi…..
Bon, je passe sur le repas, enchanteur, et sur les deux tourtereaux, enchantés, qui décidèrent de se retrouver dès le lendemain pour une balade à cheval.
Loula avait déjà pu apprécier la veille les multiples attentions du jeune homme
« Ne prenez pas ce plat, trop lourd pour votre légèreté», « Ne buvez pas ce vin, trop capiteux pour votre teint de porcelaine » « Ne prenez pas de café, trop violent pour votre douceur » et retrouva la même sollicitude au centre équestre « Ne montez pas ce cheval, trop brusque pour votre finesse », « Ne tirez pas si fort sur les rennes, trop de force pour une femme si délicate », « Ne galopez pas si vite, trop de vitesse pour votre fragilité ». Jamais quelqu’un n’avait été si prévenant et Loula appréciait vraiment la sollicitude de Jérémie. Qui garda le même comportement protecteur, avec le tutoiement, lorsqu’ils allèrent faire un tour sur son bateau à voile « Ne touche pas au winch, cela pourrait te blesser », « Ne hisse pas la voile, tu pourrais te brûler les mains », « Ne te penche pas par-dessus bord, tu pourrais basculer ».
Quelques soient les activités qu’ils fassent ensemble, balades, sorties nocturnes ou vistes, jérémie avait dévidé d’être son chevalier servant, son protecteur, son défenseur attitré contre toutes les embûches possibles et imaginables.
Leur romance durait déjà depuis deux semaines quand une réunion importante au Ministère obligea Jérémie à partir une semaine pour Paris. Et ce fut dans ces temps qu’Olivier se décidé à inviter Loula pour le rendez-vous promis. Fâcheuse coïncidence ! Mais Loula était honnête, et elle ne voulait pas blesser la ou les personnes qui avaient inscrit « le macho » sur la liste. Elle accepta donc de le rencontrer, bien décidée à expédier au plus vite cette corvée qu’elle s’imposait par simple convenance. Elle ne fit aucun frais de toilette, et se contenta de passer un jean propre. Elle pensait ainsi donner moins de regrets pour sa rebuffade à » l’homme figé dans ses stéréotypes sexuels », qui devait s’attendre aux bas résilles
et aux talons hauts. Olivier donc, futur médecin, 25 ans, pas très grand, brun, cheveux courts, des lunettes (Rien pour lui, le pauvre !) se proposa de venir la chercher à 19h.

jeudi 1 janvier 2009

Bonne Année

B onheur des rencontres fortuites
O ffertes comme un cadeau,
N uits splendides et inoubliables,
N aissance au renouveau,
E toiles d'amour dans les yeux

A ttente comblée des joies sereines,
N oël merveilleux chaque jour,
N udité de l'âme pure,
E stime de soi, regard indulgent,
E coute et partage des jours.

Voilà mes voeux!