jeudi 27 novembre 2008

Las!

Ô rage,ô désespoir, ô vieillesse ennemie!
L'automne est déjà là et les fleurs sont flétries.
Je n'ai pas vu filer les bas de ma beauté
Que les fines aiguilles ne peuvent repriser.
Hier encore je tenais par la main des tout petits
Pour les accompagner jusqu'au bord de la vie,
Et les voilà soudain à construire un foyer,
A parcourir le monde, à tisser leur métier.
Je n'ai pas profité des annes d'insouciance,
Plus livres et bureau que les pistes de danse
Pour occuper mes jours, mes soirées et mes nuits.
Ne pas perdre de temps, pouvoir gagner ma vie,
Obtenir mon diplôme et enfin exercer.
J'aimais beaucoup Rimbaud, j'aurais dû l'écouter
Teinter de fantaisie mes sérieux dix-sept ans.
On ne l'a pas voulu, je n'en ai eu le temps.
Le printemps plus jamais ne reviendra, tant pis,
Surtout que dans mon coeur je n'ai jamais vieilli.

(Pas très gai tout ça, je sais, mais j'approche de ma date anniversaire
et mon moral à tendance à descendre avec la température!)

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