Dans ma région, il reste longtemps sans pleuvoir, mais quand il pleut, ce n'est pas pour exercice! On a des angoisses inconscientes de déluge biblique, car les inondations, crues ou autres fantaisies aquatiques ont forcément touché un jour ou l'autre de leur vie sudiste les autochtones.
Et ce matin, au travail, j'ai vu une collègue rajouter une goutte au vase en y allant de sa larme. Fatigue? Crise de nerfs? Tension dans le service? Remontrance du chef? ??
J'ai entendu deux collègues masculins rigoler "des bonnes femmes et de leurs pleurnichades"; Vous imaginez bien sur leurs commentaires très raffinés sur les "ragnagnas" et autres sobriquets stupides de la particularité féminine.
Ceci dit, oui, les femmes pleurent plus souvent, évacuant ainsi d'ailleurs pas mal de stress. Comme c'est un fait avéré, depuis l'enfance on leur en concède le droit, même si cela agace .
Aux hommes, les vrais (!), on demande plus de fermeté, moins de laisser-aller, et je vous assure que les choses n'ont guère évoluer, le machisme ambiant et les archétypes sociaux ont la vie dure. Si ce matin un collègue masculin avait éclaté en larmes, cela n'aurait pu être que pour une raison gravissime (deuil, perte d'emploi);et même les femmes pensent cela...
Pleurer serait donc un signe de faiblesse de caractère.
Si pleurer était au contraire un signe de force, la force de reconnaître sa faiblesse, et de courage, le courage d'affronter les difficultés. Les femmes ET les hommes auraient peut-être alors le droit de pleurer sans jugement .
Et pourquoi non?
mercredi 22 octobre 2008
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1 commentaire:
Les larmes des hommes.
« Cette bizarrerie ne fera rire que ceux qui n’ont jamais pleuré de beauté, de reconnaissance et de ferveur. Les mystiques qui ont connu la grâce des larmes, les amants qui s’étreignent en pleurant et tous ceux qui ont le cœur endeuillé savent bien que ces gouttes d’eau apparemment banales recèlent le plus précieux d’une existence humaine parce que c’est une eau d’amour. Si « tout coule » comme l’assurait le philosophe d’Ephèse, rien ne demeure stable, mais seul survit ce qui se joint au flot, ce qui se baigne dans le fleuve jusqu’à s’y fondre.
Il reste à se faire larme pour devenir océan. »
et ce qu'en dit Jacheline Kerlen.
« Les plus douces émotions, comme les plus violentes jaillissent par les yeux et les larmes se fraient, entre silence et musique, un chemin inédit où tout peut se dire, où tout demeure secret. Elles coulent, les larmes, elles s’effacent aussi, rappelant que le plus précieux de l’être ne peut être capturé et que la douleur et le bonheur sont fugaces : reste ce flot de vie ou d’oubli, reste cette source claire.
Pleurer, c’est reconnaître et aimer en soi cette source mystérieuse et intarissable. L’amour ne sèche pas les larmes, il les invite, il les rend éclatantes. Il n’apaise pas, il exalte. »
en ce qui me concerne, je n'ai jamais eu honte de mes larmes, qu'elles soient de joie, de tristesse de douleur ou d'émotion, elles ne sont que le reflet d'un moment, d'une sensibilité, d'un état d'esprit et surtout une des fonctions de notre corps.
Pourquoi les réprimées ??????
Phil (Isére)
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